Après plusieurs jours de tensions et de débordements dans les lycées du Rhône, la préfecture durcit le dispositif de sécurité autour des établissements concernés. Rassemblements interdits, restrictions sur les artifices et présence renforcée des forces de l’ordre : ce lundi, les autorités veulent éviter un nouvel embrasement.
Des rassemblements interdits autour d’une vingtaine de lycées
Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a pris des arrêtés interdisant les rassemblements revendicatifs dans un périmètre de 100 mètres autour d’une vingtaine d’établissements. Parmi les sites concernés figurent notamment le lycée Édouard-Herriot, où des affrontements avaient éclaté vendredi, ainsi que La Martinière-Diderot, dans les pentes de la Croix-Rousse.
La mesure intervient alors que des appels à poursuivre la mobilisation circulaient encore ce lundi. Dans les établissements concernés, les forces de l’ordre ont été mobilisées afin de permettre aux élèves d’accéder à leurs cours. À La Martinière-Diderot, les enseignements sont toutefois assurés à distance ce lundi et l’accès au périmètre est réservé aux personnels.
Pétards et mortiers également dans le viseur
La préfecture a aussi interdit temporairement l’achat, la vente, la détention et le transport de plusieurs types d’artifices, notamment des pétards, chandelles et mortiers. Certains de ces engins avaient été utilisés lors des violences de la semaine précédente, notamment contre les forces de l’ordre.
L’État annonce désormais une intervention systématique pour disperser les attroupements et faire cesser les troubles à l’ordre public. Malgré ce dispositif, des incidents isolés ont encore été signalés lundi sur 17 établissements du département, tandis que des mobilisations se poursuivaient notamment autour du campus de Lyon 2 à Bron et de Sciences Po Lyon.
138 arrestations en cinq jours
La semaine dernière, le bilan judiciaire avait déjà atteint 138 interpellations entre lundi et vendredi soir. D’après le parquet de Lyon, les personnes arrêtées étaient majoritairement mineures et les procédures concernaient principalement des violences contre des personnes dépositaires de l’autorité publique ainsi que des dégradations.
Si 16 procédures de la semaine précédente ont finalement été classées sans suite, les autorités restent donc particulièrement vigilantes face à la poursuite annoncée de la mobilisation dans les établissements lyonnais.
Source : Le Figaro
