Jusqu'ici, les traitements se contentaient d'atténuer un peu les symptômes. Mais ce nouveau médicament (le donanemab, administré par perfusion toutes les quatre semaines) va beaucoup plus loin : c'est un anticorps qui vient détruire les plaques toxiques qui s'accumulent dans le cerveau et détruisent les neurones. En moyenne, le traitement parvient à ralentir d'un tiers la progression de la maladie et le déclin cognitif. C'est un gain de temps précieux et de la qualité de vie en plus pour les patients.
L'importance capitale de se faire dépister tôt
Attention toutefois : ce traitement s'adresse uniquement aux personnes diagnostiquées à un stade très précoce (environ 7 à 15% des patients). D'où l'importance capitale d'en parler au moindre doute et de miser sur les tests de mémoire préventifs développés à Genève. Même s'il exige un suivi médical très strict, c'est un immense pas en avant qui prouve que la recherche avance enfin à grands pas !
Les Hospices Civils de Lyon (notamment l'Hôpital Pierre Wertheimer) ont fait partie des centres ayant participé aux essais cliniques mondiaux de phase 3 de cette molécule. Bien que la Commission européenne ait accordé une autorisation de mise sur le marché au Kisunla en septembre 2025, la Haute Autorité de Santé (HAS) en France a rendu en mars 2026 un avis défavorable pour l'accès précoce, suivi en mai 2026 d'un avis défavorable à son remboursement.
En raison de ce refus de remboursement, le traitement n'est pas disponible dans le parcours de soin courant en France.
