Le premier contraceptif masculin sans effets secondaires pourrait arriver dans six mois

La contraception repose encore aujourd’hui le plus souvent sur les femmes. La question d’une nouvelle contraception incluante, masculine, se pose depuis plusieurs années dans le milieu scientifique. La solution pourrait peut-être finalement venir… d’Inde.


La pilule contraceptive féminine voyait le jour il y a plus de cinquante ans. Pour éviter d’avoir des enfants du coté masculin, on se contente encore du préservatif (lorsqu’il il y en a), ou plus radical : de la vasectomie. Même si une dizaine d’années sont encore devant nous avant que ces messieurs aient aussi accès à une pilule contraceptive, leur fertilité pourrait bien être controlée : par injection.

Des chercheurs indiens ont développé « le premier contraceptif masculin au monde », nommé RISUG (Reversible inhibition of sperm under guidance). Son principe est simple : à l’aide d’une piqûre directement injectée dans les testicules sous anesthésie, les spermatozoïdes du patient sont rendus inefficaces, et ce durant 13 ans. Le plus du RISUG est qu’il n’est pas irréversible, contrairement à la vasectomie. Son efficacité est de longue durée, oui, mais il peut être annulé à tout moment à l’aide d’une autre piqûre qui rendrait à l’homme la totale fonctionnalité de son sperme.

Un peu WTF, en effet, mais les résultats son bluffants. Conçu, et testé en Inde sur 303 hommes, le taux de prévention de grossesse a atteint 97,3%. Une efficacité donc, proche de la pilule féminine, à 99,7%.

Il ne manque plus que l’approbation finale du contrôle général des médicaments d’Inde, ce après quoi, le produit sera fabriqué en grande quantité. Si le RISUG voit le jour, il s’agirait d’une véritable révolution, quand on sait qu’en 2019, d’après une étude OMS, encore 74 millions de grossesses non-désirées ont été recensées…

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