Le week-end de 3 jours est bon pour notre santé (et la planète aussi)

Jeudi soir, tu quittes l’afterwork sur un « Bon week-end » tout sourire, lancé à la cantonade. Demain n’est pas exceptionnellement férié, c’est juste le premier jour de ton week-end depuis que la France a adopté la semaine de 4 jours. Depuis, tu as oublié à quoi ressemblait le stress, et les pics de pollution... Ça fait rêver non ?

Loin d'une (simple) utopie, ce rythme de travail de 4 jours serait en réalité le parfait équilibre selon de nombreuses études. En analysant l'emploi du temps de 7 500 personnes sur une période de 32 ans, des chercheurs de l'Université de l'Ohio (Etats-Unis) se sont rendus compte que 72% travaillaient beaucoup trop (soit plus de 40 heures par semaine). Conséquence ? Un risque de cancer, de maladies cardiaques, de diabète et d’arthrite… beaucoup plus élevé que la moyenne ! Risque qui triple pour les personnes travaillant plus de 60 heures.

Le sociologue Alex Williams explique qu’avec un rythme de 4 jours travaillés par semaine, nous serions définitivement en meilleure santé physique et mentale. On aurait plus de temps pour nous, pour s’accomplir personnellement, profiter des personnes qu’on aime et d’une vraie parenthèse de repos. Une expérience en Suède (datant de 2015) a d’ailleurs prouvé que les week-ends de 3 jours réduisaient considérablement les risques de maladies, et augmentaient la productivité. Soit moins d’arrêts de travail et une meilleure rentabilité, de quoi faire réfléchir nos boss (hein hein hein ?).

D’autant plus que cette semaine de 4 jours aurait également un impact positif sur l’environnement. Moins de jours travaillés, c’est aussi moins de déplacements motorisés, d’éclairage, de chauffage, d’Internet… D’après une étude chiffrée des économistes David Rosnick et Mark Weisbrot, un jour de travail en moins réduirait de 20% la consommation d’énergie et les émissions de carbone. 

Une photo publiée par @barbarararaa le

Des résultats de recherches qui concordent avec une expérience menée dans l’état de l’Utah aux Etats-Unis, de 2007 à 2011. Pendant ces quatre ans, les employés de la fonction publique y ont testé la semaine de 4 jours, avec des résultats qui ont dépassé toutes les attentes. En 10 mois d’expérience à peine, l’Utah a économisé 1,8 millions de dollars sur sa facture énergétique, et réduit les émissions de CO2 de 12 000 tonnes par an. Une expérience qui a malheureusement tournée court à cause des nombreuses plaintes des usagers… Difficile d’imaginer la mise en place de cette belle idée au pays des râleurs, mais on ne dirait pas non à un petit miracle de Noël.