Covid-19 : le gouvernement envisage un reconfinement local

  • La Rédac'
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  • Publié le 23 Octobre 2020 à 12h25

Les projections en France sont mauvaises et les courbes s’accélèrent. Le dernier bilan fait état de plus de 41 622 contaminations en 24h, un triste record. Face à cette situation préoccupante, le président Emmanuel Macron doit se rendre ce vendredi 23 octobre dans un hôpital du Val-d’Oise à 16h pour échanger avec les équipes.

Au lendemain de l’annonce d’un élargissement du couvre-feu, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, va se rendre ce vendredi 23 octobre à 16h au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise, dans le Val-d’Oise pour « échanger avec les équipes » avant de s’exprimer devant la presse, a indiqué l’Elysée.

Les professionnels de santé alertent

Le Premier ministre, Jean Castex, a averti le jeudi 22 octobre que si l’épidémie n’était pas enrayée, le gouvernement devrait « envisager des mesures beaucoup plus dures ». Interrogé sur BFMTV sur un éventuel reconfinement, l’épidémiologiste de l’institut Pasteur et membre du conseil scientifique, Arnaud Fontanet, a d'ailleurs expliqué que le virus « circule plus vite qu’au printemps » et que par conséquent « on fait tout pour éviter » un reconfinement général mais un « local, cela fait partie des options »


Le professeur Gilles Pialoux des Hôpitaux de Paris (AP-HP), s'est aussi exprimé ce matin sur BMFTV. « On pourra difficilement se passer d'un confinement, restreint ou généralisé, si on veut continuer à assurer les soins courants » a-t-il déclaré.  

Ce matin, dans un communiqué, l'Union régionale des professionnels de santé-médecins libéraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes alerte également : « La situation est grave et le temps n'est plus aux demi-mesures» et demande «l'élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l'instauration d'un confinement les samedis et dimanches». Selon eux, «trop de nos concitoyens ne prennent pas suffisamment au sérieux les risques de contagion, banalisent individuellement cette infection, négligent le risque qu'ils font courir aux autres et en premier lieu aux plus vulnérables».

Couvre-feu avancé ou renconfinement local ? Affaire à suivre... 

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