Deux films présentés au Festival de Cannes ont été tournés intégralement à Strasbourg

© À genoux les gars d\'Antoine Desrosières

Il s'agit de Sauvage et d'À genoux les gars, deux longs-métrages qui parlent de sexe chacun à leur façon.

À genoux les gars d'Antoine Desrosières et Sauvage, premier long-métrage de Camille Vidal-Naquet, sont deux films qui ont respectivement été présentés au Certain regard et à la Semaine de la critique à Cannes. Ces deux films ont été intégralement tournés à Strasbourg et dans des villes voisines, comme le rappelle France 3et ont été soutenus et financés par la région Grand Est.

Sauvage de Camille Vidal-Naquet relate de l'histoire de Léo, un jeu prostitué interprété par Félix Maritaud (120 battements par minute) dont on ne sait rien si ce n'est qu'il est en quête de reconnaissance et de tendresse, filmé de façon immersive et crue. Le film a été tourné au printemps de l'année dernière. Le réalisateur a confié n'avoir jamais mis les pieds dans l'Eurométropole auparavant, mais a avoué, toujours selon France 3

« À Strasbourg, franchement, pour tourner un film, il y a tous les décors possibles et les styles de rues : des quartiers haussmanniens, des quartiers populaires, des quartiers plus modernes, des rues un peu à l'américaine avec des tags. Ça a été une très belle surprise pour moi. » 

De son côté, À genoux les gars, présenté en compétition Un certain regard, section de la Sélection officielle, tourne autour du sujet sensible et actuel du consentement sexuel. On y retrouve Yasmina et Rim, les deux sœurs que l'on avait rencontrées dans Haramiste, moyen-métrage d'Antoine Desrosières en 2015. Plus violent, le long-métrage de 2018 a été tourné en hiver 2016 à Strasbourg, Hoenheim, Bischheim et Haguenau. Il sortira en salles le 20 juin.