Trajets rallongés, ralentissements à répétition, heures de pointe redoutées… En 2025, la circulation a mis la patience des automobilistes rennais à l’épreuve. Les derniers chiffres sur le trafic dressent le portrait d’une métropole confrontée à une congestion croissante, au point de se hisser en tête d’un classement peu envié.
Rennes en tête d’un classement peu envié
Le constat avancé par TomTom est clair : avec 80 heures perdues dans les bouchons en 2025, Rennes afficherait le total le plus élevé parmi les métropoles françaises étudiées. Elle devancerait ainsi Avignon (77 heures), Marseille (74 heures) et même Paris (70 heures). À première vue, ce résultat peut surprendre. Rennes ne rivalise pas avec Paris en population, ni avec Marseille en superficie. Pourtant, la métropole bretonne se retrouve en haut du classement. Un paradoxe qui s’explique en partie par la manière dont ces données sont calculées.
Comment sont calculées ces heures perdues ?
Les données de TomTom reposent sur l’analyse des temps de parcours réels enregistrés par les systèmes de navigation. L’entreprise compare les temps de trajet aux heures de pointe avec ceux réalisés en circulation fluide. La différence cumulée sur l’année donne une estimation du temps perdu. Autrement dit, il ne s’agit pas de 80 heures passées totalement à l’arrêt, mais d’un cumul de ralentissements. Quelques minutes perdues chaque jour finissent par représenter un volume important sur une année entière.
Une rocade sous pression
La configuration du réseau routier rennais joue un rôle central. La rocade concentre une grande partie du trafic quotidien. Elle sert à la fois de contournement de la ville et d’axe majeur pour les déplacements domicile-travail entre la périphérie et les zones d’emploi. Aux heures de pointe, certains tronçons sont régulièrement saturés. Cette congestion quasi quotidienne pèse lourd dans les statistiques et donne l’impression d’un trafic plus dense qu’ailleurs.
Face à ces enjeux, la métropole rennaise mise sur plusieurs solutions : développement des transports en commun, deuxième ligne de métro, amélioration du réseau de bus et déploiement d’infrastructures cyclables. L’objectif est clair : réduire la dépendance à la voiture individuelle. Ces investissements commencent à transformer les habitudes, même si leurs effets prennent du temps à se mesurer pleinement.
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