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Un projet inédit en France bientôt mis en place pour le métro de Rennes

undefined undefined 21 mai 2026 undefined 18h00

La Rédac'

Pour la première fois en France, une ville va expérimenter l’utilisation de panneaux solaires pour alimenter directement une partie de son réseau de métro. Une initiative qui pourrait bien inspirer de nombreuses autres métropoles dans les années à venir.

De l’énergie solaire pour faire avancer le métro

Le principe est simple, mais encore jamais mis en place à cette échelle dans l’Hexagone. Des panneaux photovoltaïques vont être installés sur les toitures et les parkings de plusieurs stations du métro rennais. L’électricité produite ne sera pas injectée de manière classique dans le réseau général, mais directement utilisée pour faire fonctionner les rames. Ce projet est porté par plusieurs acteurs locaux, dont Rennes Métropole, Keolis, qui gère le réseau STAR, et Énerg'IV. L’objectif est clair : réduire l’empreinte énergétique du métro tout en produisant une énergie locale et renouvelable.

Jusqu’à 7% des besoins électriques couverts

Même si le métro reste un mode de transport déjà relativement propre, il est aussi très énergivore. Grâce à cette installation solaire, environ 7% des besoins électriques du réseau pourraient être couverts. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui représente en réalité une avancée significative. Produire localement une partie de l’énergie nécessaire permet non seulement de limiter les pertes liées au transport d’électricité, mais aussi de renforcer l’autonomie énergétique du réseau. Le coût total du projet est estimé à 1,6 million d’euros, un investissement qui s’inscrit dans une stratégie plus globale de transition écologique portée par la métropole.

Un calendrier déjà fixé

Les travaux devraient démarrer avant l’été 2026, avec une mise en service prévue entre janvier et février 2027. Si les résultats sont concluants, ce dispositif pourrait être étendu à d’autres infrastructures ou inspirer des projets similaires ailleurs en France. Cette expérimentation arrive dans un contexte où les villes cherchent de plus en plus à verdir leurs transports publics. Entre électrification des bus, développement des pistes cyclables et innovations énergétiques, les solutions se multiplient pour réduire l’impact environnemental des déplacements urbains.

Si l’expérience s’avère concluante, il ne serait pas surprenant de voir d’autres réseaux de métro en France s’en inspirer. Et peut-être, à terme, assister à une généralisation de ce type d’installation dans les grandes villes.