Les Bains macabres, l'opéra-comique policier du théâtre de l'Athénée

Les romans policiers, séries lugubres et autres films à suspense n’ont jamais autant eu la cote. Désormais, c’est aussi au théâtre que le macabre s’exporte ! Et si ce soir tu filais au théâtre de l’Athénée découvrir une pièce qui te fera frissonner ?



Le topo 

L’histoire commence au Terminus, une station balnéaire sur les rives de la Méditerranée, un lieu destiné à la détente où ont lieu de mystérieux décès de curistes, dont celui d'Aristide Nubret, en apparence mort d’une crise cardiaque. De son côté, Célia, réceptionniste de l’établissement, s’apprête à se marier à un fiancé dont personne ne connaît l’identité. Alors que les curistes la pressent de questions à ce sujet, elle rentre chez elle pour discuter en ligne avec l’élu de son cœur, Mathéo… décédé au Terminus quelques temps plus tôt.



Comme Aristide, en homme généreux, avait donné de l’argent à Célia pour participer aux frais de son mariage, elle devient la principale suspecte d’un duo d’enquêteurs complètement loufoque. De son côté Mathéo, dans l’au-delà, souhaitant retrouver sa bien-aimée, se fait conseiller par Aristide pour retourner dans le monde des vivants et la retrouver pour quelques heures. Il se fait alors passer pour un médium, intermédiaire entre les vivants et les morts qui se rencontrent sur scène.

Pourquoi c'est cool 

Mis en scène par Florent Siaud, Les Bains macabres marque la rencontre explosive du romancier Olivier Bleys et du compositeur Guillaume Connesson. La pièce, inspirée des romans policiers des années 1950, nous emporte avec agilité dans une station thermale où repos rime avec trépas. On y tremble, on y pleure un peu, on s’y extasie parfois… jusqu’au dénouement tant attendu, vrai couteau dans le cœur pour qui s’est attaché aux personnages.



Opéra comique mis au goût du jour mêlant dialogues parlés, airs, duos, trios et chœurs, Les Bains macabres présente les joies d’une enquête policière et les vertiges de l’amour, en passant par une véritable réflexion sur nos désirs et sur ce qu’ils impliquent. Projections et lumières qui créent le mystère, décors mobiles, jusqu’au clair-obscur qui rappelle les films policiers d’époque, tout y est pour s’immerger… et passer une soirée d’angoisse.

Laissant place à l’humour autant qu’à l’étrangeté, cette pièce montre que si on peut vivre d’amour et d’eau fraîche, on peut également mourir d’amour et d’eaux thermales. 

Les Bains macabres
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
7 Rue Boudreau - 9e

Du 31 janvier au 6 février
www.athenee-theatre.com

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