#NousToutes, fin du Grenelle : un raz-de-marée violet

© impasse martini

Aujourd'hui, c'est la journée internationale dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, et la clôture du Grenelle lancé en septembre dernier àce sujet. Deux jours après l’incroyable mobilisation de #NousToutes, zoom sur ce vent de féminisme qui prend de l’ampleur dans une société de plus en plus attentive.


« Vous n’aurez plus notre silence »

Le samedi 23 novembre, c’est plus de 100 000 personnes qui ont défilé dans les rues de Paris pacifiquement, jusqu’à mobiliser 150 000 femmes et hommes dans tout l’Hexagone. La manifestation féministe, qui se déplaçait d’Opéra à Nation, a vu s’ériger des pancartes violettes aux slogans tous plus touchants les uns que les autres pour mettre fin au silence passif et coupable d'une société souvent taxée, à juste titre, de patriarcale, quant aux violences sexistes et sexuelles.

Car « nous ne voulons plus compter nos mortes », il est grand temps que les choses évoluent.

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La fin du Grenelle, ou plus de 50 mesures attendues

« Les attentes sont immenses », écrivait le collectif #NousToutes hier dans un communiqué. Le jour J est arrivé, les mesures escomptées – qui devaient mettre l’accent sur l’éducation, la formation et la prévention – viennent d'être annoncées par Marlène Schiappa sur ses réseaux sociaux. Entre autres, la création de centres de prise en charge des hommes agresseurs, dans l’optique de faire baisser la récidive. La confirmation que la ligne d’écoute des victimes, au 3919, fonctionnera désormais « 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7 », mais aucune annonce quant aux fonds qu'il aurait été nécessaire de débloquer afin de mettre en place davantage, et plus vite.

Véritable déception pour le collectif #NousToutes qui voyait là une porte ouverte à la modification du système. Un appel à manifester vient à nouveau d'être lancé avec le hashtag #1MilliardPasDesBobards en guise de contestation. 

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Un enjeu à grande échelle

« La violence à l’égard des femmes, c’est partout, dans des pays développés comme sous-développés », constate le statisticien d’ONU Femmes, Papa Seck. En Europe, le mouvement #MeToo a été l’élément déclencheur d’une prise de conscience. À l’occasion de cette journée internationale contre les violences faites aux femmes, un hôpital milanais dévoile en son sein une exposition choc.

Des radiographies de nez et poignet cassés, de doigts déboités, côtes fracturées… afin de dénoncer les sévices domestiques qu’ont enduré les patientes qui ont osé pousser les portes de l’hôpital San Carlo. Une dure réalité, qu’il n’est désormais plus envisageable d’accepter.


Exposition de l'hôpital San Carlo. ©Miguel Medina. AFP

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