Voici ce que les femmes feraient si tous les hommes avaient un couvre-feu à 21h

  • Sarah
  • Société
  • 08/10/2018
© Seth Macey

« Que feriez-vous si les hommes avaient un couvre-feu à 21h ? » La question a été posée aux femmes sur Twitter par une activiste américaine. Suivie de la mention destinée aux hommes : « Lisez attentivement les réponses. ».


Le tweet, posté le 25 septembre, est rapidement devenu viral, si bien qu’on compte aujourd’hui plus de 19 000 réponses. La plupart d’entre elles sont des réponses de femmes qui imaginent quelle serait leur vie si elles n’avaient plus à avoir peur le soir, et c’est incroyablement triste.

« Je mettrais les chaussures qui me plaisent et pas celles dans lesquelles j’arrive à courir vite "au cas où". »

« J’irais courir la nuit, ça doit être tellement agréable de ne pas avoir à courir en plein cagnard. »

« Je me promènerais dehors, je me sentirais soulagée, je ne garderais pas mes clés dans ma main, je ne ferais pas exprès de prendre une rue animée et illuminée, je n’aurais pas peur. »


En France, la question a été reprise par le blog féministe Paye Ta Schnek sur son compte Facebook. Les réponses sont les mêmes, toutes aussi bouleversantes, preuve que l’insécurité traverse l’Atlantique.

« J'arrêterai en partie d'avoir peur dès que je mets un pied dehors et je cesserais d'imaginer avec crainte qu'un jour je mettrais un enfant au monde, peut-être une fille, qui aura à subir ça. »

« Je pourrais enfin accepter des missions ou boulot qui finissent tard le soir. »

« Je marcherais dans la rue en souriant car ça ne serait plus mal interprété. »

« J'irais m'allonger dans un parc pour regarder les étoiles avec mes amies et discuter jusqu'au bout de la nuit. »


Les hommes ne sont pas tous des prédateurs. Certains hommes le sont. Mais ces commentaires spontanés de femmes sur Twitter nous éclairent sur la manière dont elles perçoivent les hommes qu'elles croisent le soir. "Est-il potentiellement dangeureux ?"
 La question leur traverse l'esprit, ou pire, les effraie. Les hommes ne sont pas tous des prédateurs, mais chacune de ces femmes semble y penser en les croisant le soir. 

Bien sûr, des hommes n'ont pas tardé à apparaître. « Choqué », « triste », « le cœur brisé », tous sont touchés par ce qu’ils découvrent. « Qu’est-ce que je peux faire pour ne pas vous faire peur le soir ? » Car oui, seul un petit pourcentage des hommes est réellement dangereux, pourtant il suffit à effrayer la moitié de la population.