84 % des cadres franciliens envisagent de quitter Paris

Saint-Emilion © iStock

Crise sanitaire, grève des transports, confinement... De plus en plus de facteurs poussent les Franciliens à vouloir quitter la capitale. Selon une étude publiée par le site spécialisé Cadremploi, 84 % d'entre eux affirment que ces derniers mois leur ont donné envie de quitter Paris. 

Que ceux qui n'ont jamais eu envie de tout plaquer nous jettent la première pierre, et ils semblent de moins en moins nombreux selon cette étude publiée par le site Cadremploi : 83 % des cadres déclarent avoir envie de partir travailler en région. 


Plus d'un cadre sur deux insatisfait de sa situation

Les raisons sont bien connues : si plus d'un cadre sur deux est insatisfait de sa situation, les principales raisons invoquées sont les temps de transport trop importants (48 %), le coût de la vie trop élevé (57 %) et une ville jugée trop stressante (63 %). Rien de nouveau sous le soleil, nous direz-vous. Cependant, il semblerait que l'épidémie de Covid-19 et le confinement aient accéléré les envies d'ailleurs des cadres français, privés pendant plusieurs semaines des avantages culturels dont ils sont en majorité satisfaits, à 84 %. Paris, future ville musée ?

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Ils sont 66 % à être freinés par la peur de ne pas trouver un emploi, mais sont prêts à faire des concessions pour que leurs projets se concrétisent. Ainsi, 61 % d’entre eux se déclarent prêts à changer de métier pour pouvoir partir en région, et de plus en plus d'entre eux envisagent la possibilité de faire des allers/retours à Paris (38 % soit + 7 points par rapport à la même étude menée en 2019). Une autre raison qui pousse les personnes interrogées à déménager : l'impossibilité d’investir dans l’immobilier à Paris (27 %) en raison du prix des biens. 

Plus concrètement, ils sont 28 % à « rechercher activement un poste et passer des entretiens », en hausse de 2 points sur la précédente enquête annuelle. 4 % ont demandé une mutation à leur entreprise (+1 point) et 60 % "réfléchissent" (+6 points). 

Et concernant les villes qui attirent les Franciliens, Bordeaux arrive en tête (51 %), vient ensuite la ville de Nantes (44 %), puis enfin la ville de Lyon (31 %) : 89 % des interrogés disent être à la recherche d’un meilleur cadre de vie.

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