CtrlX, le podcast qui nous lit des livres érotiques

© Facebook : CtrlX

« Nous avons jugé inutile d'expliquer les mots con, fente, moniche, motte, pine, queue, bite, couille, fente, foutre (verbe), foutre (substantif), bander, branler, sucer(...) : ces mots sont familiers à toutes les petites filles » : cette douce phrase est tirée du Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation écrit par Pierre Louÿs en 1919 et lue dans le podcast CtrlX près d'un siècle plus tard.


CtrlX
, c'est un collectif indépendant de comédien(ne)s, journalistes, musicien(ne)s, mais aussi acteurs et actrices du numérique, de la littérature et du théâtre. Prêtant leurs voix tant à la douceur des  Ondulations Saphiques de Genghis Tchaipuki qu'au trash de la Dirty Sexy Valley d'Olivier Bruneau, les membres du collectif lisent les extraits de livres érotiques d'hier et d'aujourd'hui, traversant l'homosexualité, l'infidélité, la sodomie, les plans à trois et la débauche d'une voix suave et imagée.

La visée de ces programmes ? S'ériger « en contre-point aux images explicites diffusées sur le Net, souvent dégradantes pour la femme (mais aussi, de fait, pour l’homme) », peut-on lire sur le site.

Sans fitre, ces podcasts au « sons moites » et aux « images torrides » nous (re)plongent dans une littérature érotique ultra-variée, toujours sensuelle, parfois gore. Chacun(e) piochera dans les enregistrements pour s'acoquiner auditivement et discrètement :

« Tu aimes l’horreur ?
- Oui.
- Tu aimes le cul ?
- Oui.
- Si je te dis gode-tronçonneuse, ça te fait peur ?
- Non.
- Tu veux lire Dirty Sexy Valley ?
- OUI JE LE VEUX. »

De notre côté, on est restés plutôt sceptiques face à ces récits sonores, même si le chiffre d'affaire de l'industrie pornographique (estimé à 2 milliards d'euros) n'a rien à envier à celui des autres secteurs, et que le porno représente 3% du trafic web : il semblerait qu'un avenir prometteur se dessine pour ces nouvelles pratiques de consommation.

Et ces podcasts ont aussi une bande-son : on vous invite à écouter Sex And Sounds de Maïa Mazaurette diffusé sur Arte Radio, qui traite des relations entre pornographie et musique

Fin des articles