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Bientôt moins de grèves dans les transports publics ?

undefined undefined 16 janvier 2026 undefined 13h00

Clémence Varène

Les grèves, dans les transports, et en particulier dans le train, ce n’est jamais une partie de plaisir. Surtout quand elles ont la bonne idée de tomber toujours un gros week-end de départ en vacances ou lorsqu'un jour férié tombé à pic nous permet de quitter la capitale pendant quelques jours. Mais un nouveau projet de loi pourrait bien faire disparaître cette situation plus que désagréable définitivement.


Un projet de longue date

En avril 2024, le groupe des Républicains présentait au Sénat un projet particulier : celui d’accorder à l’État 30 jours par an pendant lesquels il pourrait limiter les grèves dans les transports publics, afin de préserver les déplacements pendant certaines périodes considérées comme « stratégiques » ou « sensibles ». Une volonté de réduire le droit de grève donc, dans les transports ferroviaires principalement, l’aérien étant explicitement exclu du texte. Près de deux ans plus tard, et après être passé en commission cette semaine, le projet sera soumis au débat dans l'Hémicycle le 22 janvier.


Une restriction soumise au débat

Dans les faits, si le texte est validé, le gouvernement pourra donc chaque année définir un calendrier de 30 jours pendant lesquels les personnes indispensables au fonctionnement des transports ne pourront pas faire grève plus de six heures par jour, ni plus de sept jours consécutifs. Ces périodes ne pourront concerner que les jours fériés, vacances scolaires, élections, concours et examens nationaux, et autres événements à portée élargie. De la même manière, le délai de déclaration des grévistes serait allongé de 48 à 72 heures afin de lutter contre les "préavis dormants". Si certains voient dans ce projet une manière de préserver la liberté de circulation en toutes circonstances, d'autres au contraire y voient une restriction d’un droit fondamental : celui de faire grève. Le débat s’annonce complexe.