Kanye West annonce être candidat à la présidentielle américaine

Kanye West au festivzal Lollapalooza en 2011 © Wikimedia Commons

Le rappeur américain a déclaré sur Twitter être candidat aux présidentielles américaines, qui se tiendront le 3 novembre prochain. 


Ce dimanche 5 juillet, le rappeur américain Kanye West déclarait dans un tweet : « Nous devons maintenant réaliser la promesse de l'Amérique en faisant confiance à Dieu, en unifiant notre vision et en construisant notre futur. Je suis candidat à la présidentielle des États-Unis. » Celles et ceux qui le suivent ne seront que partiellement surpris, car Kanye West avait déjà fait allusion à une candidature dans son album Crack Music en 2005, puis au cours de la cérémonie des MTV Video Awards en 2015 puis un an plus tard dans la chanson "Facts" « 2020, I’ma run the whole election, yah ! ». Plus récemment, West s'est rapproché de Donald Trump et avait annoncé vouloir se présenter en 2024, quand Trump aurait effectué tous ses mandats.

Brouillant un peu plus les lignes en 2019, le rappeur avait déclaré au micro de la radio internet Beats 1 d'Apple Music que son soutien à Donald Trump n'était qu'un plan pour se moquer des démocrates et entamer sa propre course vers la Maison Blanche. 


Une personnalité controversée et instable

Si Yeezy est sérieux, il entrerait alors dans la course qui opposait jusqu'ici Donald Trump, actuel et 45e président des États-Unis et Joe Biden, ex-vice président des États-Unis de 2009 à 2017. Il a récolté le soutien d'Elon Musk qui déclare sur Twitter que le rappeur a son "soutien total".

Une candidature qui surprend et fait sourire jusqu'à ce qu'on se rappelle l'une de ses maximes les plus marquantes : « Un de mes plus grands talons d'Achille, c'est mon égo. Si moi, Kanye West, je suis capable de me débarrasser de mon égo, il y a de l'espoir pour tout le monde ». Une autre, pour la route : « La plus grande douleur de ma vie, c'est que je ne pourrais jamais me voir en live sur scène. » 

Kanye West est connu pour avoir une personnalité particulièrement instable, et surtout pour organiser des coups marketing foutraques, quitte à susciter la controverse. « On entend parler de l'esclavage qui a duré 400 ans. Pendant 400 ans ? Ça ressemble à un choix », déclarait-il dans un entretien au site TMZ à la sortie en juin 2018 de ses deux nouveaux albums. Il fait sien l'adage "Il n'y a pas de mauvaise publicité", et agit dans une quête de notoriété permanente. Véritable candidature ou stratégie communicationnelle ? On est en droit de se poser la question, après la sortie de son clip "Wash Us in the blood" le 30 juin dernier, qui annonce son nouvel album God’s Country prévu juste avant la présidentielle de novembre. 

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