Finalement, aucun arbre ne sera abattu pour le réaménagement du site de la Tour Eiffel 

© iStock

À l'origine, une quarantaine d’arbres devaient être abattus pour construire un espace billetterie et deux consignes de chaque côté de la Dame de fer avec sanitaires, snacks, et boutiques souvenirs. Le but ? Mieux gérer le flux des 20 millions de visiteurs qui viennent admirer la tour Eiffel chaque année. Mais ce projet a été remis en question...

Un seul objectif, sauver l’environnement

Planté au bout de la rue de Buenos-Aires dans le 3e arrondissement, un platane planté depuis plus de 200 ans est le plus vieil arbre du Champ-de-Mars. Le bicentenaire serait le seul survivant des deux rangées d’arbres qui ont alors pris racine à cet endroit. Depuis des semaines, l’association de Pierre Lamalattie et d’autres se battent justement pour protéger ce platane et d’autres arbres qu’ils estiment menacés par le projet de rénovation du site porté par la Ville de Paris. Solidement ancré dans le sol, le doyen du Champ-de-Mars pas directement concerné par une coupe mais dont le système racinaire aurait pu être impacté par des travaux à proximité est devenu le symbole de toute cette mobilisation et l’épicentre d’un feuilleton à rebondissements. Et nombreux sont prêts à tout pour avoir gain de cause comme Thomas Brail qui a passé une semaine accroché à cet arbre sur le Champ de Mars, à Paris, et qui a entamé une grève de la faim ce samedi 4 juin. Son objectif ? Montrer explicitement son opposition au projet OnE, organisé par la mairie de Paris, qui prévoit d'abattre une vingtaine d'arbres au pied de la Tour Eiffel afin de construire une bagagerie pour les clients et des locaux pour les employés. Il demande également la mise en place d'une loi pour interdire les coupes rases et une révision de l'article L350-3 du Code de l'environnement, qui protège les arbres d'alignement en ville, mais qui a beaucoup régressé d’après lui. 

Le projet d'abattage des arbres annulé

Dernier rebondissement en date : une réunion ce vendredi 3 juin entre les différentes associations à la manœuvre et les principaux acteurs de ce projet baptisé OnE côté Ville de Paris, dont le premier adjoint socialiste de la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, et celui chargé des espaces verts, Christophe Najdovski (EELV). « Ça s’est très bien passé, se réjouit Christine Nédelec, la présidente de France Nature Environnement (FNE) Paris. Emmanuel Grégoire a promis à nouveau qu’aucun arbre ne serait menacé. Il a aussi expliqué qu’en l’état, construire de nouveaux bâtiments au pied de la tour Eiffel sans impacter les arbres était compromis. Le temps de tout revoir, il nous a expliqué que rien ne devrait bouger d’ici aux Jeux olympiques de 2024. » Une grande avancée puisqu’à la base, une quarantaine d’arbres devaient être abattus pour construire de nouvelles infrastructures. La Ville a ensuite diminué de moitié le nombre de coupes prévues. Avant qu’Emmanuel Grégoire n’annonce début mai qu’aucun arbre ne serait finalement coupé ou impacté. Mais cette bonne nouvelle n’a pas satisfait le militant Thomas Brail qui continue désormais à se battre du haut de ce platane « pour dénoncer le mode de gestion industrielle des forêts » et pour demander à l’État de mieux protéger les arbres. « Il a entamé depuis samedi matin (4 juin) une grève de la faim », indique Alexis Boniface. Dommage quand même de devoir en arriver là pour avoir gain de cause !

Les associations ont, quant à elles, rendez-vous avec la Ville de Paris début juillet pour faire un nouveau point sur le dossier. Affaire à suivre...

https://www.leparisien.fr/resizer/wE7voFxFVNAdtQ8ksgnmPWfoZ28=/932x582/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/EV6HUNANBJG3RHJ5DLUNUNGKVM.jpg

Fin des articles