1000 chaises vides installées au bord du canal de l'Ourcq pour la bonne cause

© Manon Merrien-Joly pour le Bonbon

Ce mardi 19 mai, les commerçants du canal de l'Ourcq se sont mobilisés autour d'une action, "1000 chaises vides" pour réclamer la solidarité de la municipalité, fragilisés qu'ils sont par les trois mois de fermeture administrative liée à l'épidémie de Covid-19.


Apéros sur le canal, matchs de ping-pong endiablés et bains de soleil dès l'arrivée du printemps : le bassin de la Villette est l'un des lieux privilégiés de détente pour les habitants de l'Est parisien. Ce mardi 19 mai, de 9h à midi, une trentaine de commerçants du canal de l'Ourcq rassemblés sous le collectif Canal 19 se sont mobilisés pour mettre en lumière leur rôle dans le quartier et se faire entendre.  

Environ 1000 chaises issues des établissements bordant le canal étaient disposées là où d'habitude se jouent les parties de pétanque et de molkky. « S’ils viennent chercher la quiétude des bords de l’eau et la douceur des soirées d’été, ce sont nos établissements qui animent le canal ; ouverts toute l’année, ils fidélisent une clientèle de quartier et accueillent tous les publics, été comme hiver. Dans les circonstances actuelles, nous sommes les partenaires sur lesquels compter pour participer à une organisation harmonieuse et responsable de l’espace public. », déclare le Collectif 19 dans un communiqué.  

© Manon Merrien-Joly pour le Bonbon

Leur situation est critique : « nous sommes fragilisés par les 3 mois de fermeture administrative liés à la crise sanitaire. Nous sommes impuissants sur la date et les conditions qui vont présider à la réouverture de nos établissements et aux règles du dé-confinement applicables à la restauration (mesure de distanciation = perte de tables et de revenus). Nous sommes inquiets d’entendre parler dans la presse de la réouverture de Paris-Plages et du bassin de natation sans que la Mairie de Paris ne cherche à concilier la tenue de cet événement cher aux Parisiens et l’impact de cette manifestation sur nos établissements. Nous sommes dubitatifs suite à l’arrêté préfectoral du 12 mai qui stigmatise la consommation d’alcool alors que le Covid peut se transmettre en buvant du jus de pomme. » 

Pour « défendre ensemble la richesse du canal de l’Ourcq, ses cafés, ses restaurants, sa vie de quartier, son attractivité », la trentaine de commerçants s'est rassemblée sur les quais de la Loire et les quais de Seine autour de la passerelle de la Moselle pour réclamer la solidarité de Paris-Plages et de la municipalité. 

© Manon Merrien-Joly pour Le Bonbon

Ils réclament notamment le remplacement des palissades des abords de leurs lieux par des éléments qui ne bloquent plus la vue du canal et en permettent l’accès, la suppression cette année des buvettes pour ne pas apporter une concurrence s’ajoutant aux mesures de distanciation obligatoires, l'agrandissement des terrasses avec accès aux quais ou encore l'accès aux quais jusqu'à 2h. 

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