Restaurant mythique à Paris : les restaurants parisiens immortalisés par le cinéma

© OSS 177

Le cinéma français a immortalisé tellement de lieux à Paris, qu'on passe à côté sans forcément y faire attention. Pourtant, ca pourrait être fun de poser ses fesses au même endroit qu'Eric Elmosnino ou Marion Cotillard le temps d'une soirée. Voici quelques adresses de (bons) restos pour replonger dans l'univers de vos classiques préférés. On vous autorise même à réciter les répliques cultes que vous connaissez sur le bout des doigts. (Mais on vous prévient, ça n'impressionnera toujours personne). En plus, les cinéastes ont l'œil pour dénicher les bonnes adresses, faites-leur confiance. A vous de trouver votre restaurant mythique à Paris. Et bonne blanquette ! 


Le plus culte

Hôtel du Nord

« Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Cette réplique culte, on la doit bien à Arletty dans le film de Marcel Carné sortie en 1938. Mais saviez-vous qu'elle a été prononcée sur un pont du canal Saint-Martin ? C’était bien sûr devant l’Hôtel du Nord, qui existe encore aujourd’hui. Si rien n'a bougé de l'extérieur (le lieu a été classé), il s'est refait une beauté à l'intérieur. Ambiance tamisée et feutrée, piano en bois, cadres photos vintage et plafond bas, derrière l'ancien café ouvrier s'élève une superbe salle de restaurant tout en profondeur. Les couleurs sont cosy et le décor design, mais tout le charme d'antan est là. Côté cuisine, les assiettes sont soignées et chaque recette apporte son petit brin de folie revisitée. On fond littéralement pour la Piña colada tapioca et ses churros en dessert, totalement aériens et délicieusement gourmands (on y reviendrait infiniment !). L'ambiance est aussi propice aux grands dîners entre amis qu'au tête-à-tête en toute intimité. En bref, une atmosphère vraiment particulière qui en fait un joli coup de cœur. 

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Hôtel du Nord
102, quai de Jemmapes – 10e
Film : Hôtel du Nord de Marcel Carné, 1938


Le plus grand succès 

La Môme 

Réalisé par Olivier Dahan et élevé par Marion Cotillard, ce film nous a inondé de larmes et de beauté. Dans une scène qui appelle déjà sa fin, Edith Piaf fête son retour à Paris dans une très belle brasserie de la capitale, entourée de ses amis. Les mains tremblantes et l’esprit déjà embué, elle demandera au maître des lieux de lui offrir le champagne qu’elle vient de renverser : « Dites-lui que je suis Edith Piaf, et que j’ai fait une bêtise… »


Brasserie Julien
16, rue du Faubourg Saint-Denis – 10e
Film : La Môme d'Olivier Dahan, 2007


Le plus secret 

OSS 117, Le Caire nid d’espions 

Cette authentique auberge de la capitale est l’une des adresses préférées de Jean Durjardin. Pas étonnant donc qu’il l’ait conseillée au réalisateur Michel Hazanavicius. N’hésitez pas à y faire un saut pour goûter la cuisine savoureuse de Françoise Constentin et de son mari Daniel. Sans oublier le mot de passe de rigueur : « Comment est votre blanquette ? » 

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Auberge Pyrénées Cévennes
106, rue de la Folie Méricourt – 11e

Film : OSS 117 de Michel Hazanavicius, 2006


Le plus ado 


Le péril jeune 

Le Piano Vache est un des endroits phares du film culte de Cédric Klapisch. Avec son ambiance rock et ses vieux murs de briques recouverts de graffitis, il a conservé son âme d’ado rebelle depuis plus de 40 ans. Repaire de Tomasi et de sa bande dans le film, Patrick Bruel l’a aussi immortalisé dans son clip Place des grands hommes et son fameux « rendez-vous dans dix ans ».

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Piano Vache
8, rue Laplace - 5e
Film : Le péril jeune de Cédric Klapisch, 1994


Le plus chicos


Gainsbourg (Vie héroïque) 

Même si la véritable rencontre de Serge Gainsbourg et Jane Birkin n’eut pas lieu ici, Joann Sfar immortalisa l’instant chez Lapérouse, ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, pour son décor somptueux et sulfureux collant au couple le plus glamour des années 70. Restaurant prisé aujourd’hui par les amoureux à la recherche de dîners romantiques, ses antichambres servent également aux déjeuners d’affaires empreints de confidentialité.

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Lapérouse
51, quai des Grands Augustins – 6e
Film : Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar, 2010


Le plus réconfortant

Polisse 

C’est dans un bistrot en face du Palais de Justice que Marina Foïs et Karin Viard discutent infidélité sexuelle et sentimentale dans le film de Maïwenn. Repère des magistrats, l’Annexe surprend par sa carte jargonneuse : paniers à salade au banc des croq’, mise en accusation de la planche de cochonnailles, garde à vue de saucisses-frites… Autant de mobiles pour y faire un tour.

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Bistrot l’Annexe
5, bd du Palais – 4e
Film : Polisse de Maïwenn, 2011


Le plus gastronomique


Yves Saint Laurent

Véritable mythe depuis 140 ans, la Maison Prunier faisait partie des restaurants préférés du fameux couturier. Jalil Lespert n’avait donc d’autre choix que d’utiliser ce temple gastronomique comme décor pour son film avec Pierre Niney. Pierre Bergé, compagnon à l’époque d’Yves Saint Laurent, est d’ailleurs propriétaire de l’établissement depuis 2000. Et chaque année, la boutique du restaurant rend hommage au créateur en sortant une édition limitée de la boite de caviar LOVE inspirée de l’une des célèbres cartes de vœux de l’artiste.

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Prunier
16, avenue Victor Hugo – 16e
Film : Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, 2013


Le plus frenchy
 

Le fabuleux destin d'Amélie Poulain 

« Tu m'éclaires. Ce type de roucoulements, c'est prénuptial ou post coïtal ? - Et ta connerie ? Elle est congénitale ? » En entrant dans ce café, on se souvient de Joseph (Dominique Pinon), en train d'énerver Georgette (Isabelle Nanty) derrière le comptoir - qui n'existe plus malheureusement. On se rappelle surtout d'Amélie Poulain (Audrey Tatou of course) qui rencontre Nino Quincampoix (le beau Kassovitz) pour la première fois. En entrant dans ce café, on plonge dans la mélancolie de notre comédie romantique préférée. Et à deux pas de là, rue des Trois-Frères, se trouve un autre lieu du film : l'épicerie de Collignon, devenue célèbre depuis le film. Allez, on y va pour retrouver sa bonne humeur et la joie des choses simples. 

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@Liliana Romero

Café des Deux Moulins
15, rue Lepic - 18e
Film : Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, 2001


Le plus

Les souvenirs 

Les Petits Gros, c'est un peu notre chouchou. Logé au milieu de l’avenue Trudaine, il est le genre de bistro parisien où s’écrit chaque jour une journée typique de la capitale : le matin, les employés de la voierie et les travailleurs se pressent autour du comptoir en zinc ; à 10h, les lycéens de Jacques Decour prennent la pause en terrasse autour d’un diabolo ; à 16h, les retraités se mêlent aux étudiants pour le thé et, dès 18h, l’Happy hour bat son plein à la sortie des bureaux. C'est sûrement pour cela que Jean-Paul Rouve a voulu y rassembler les personnages plus qu'humains de sa comédie ultra touchante. 

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Les Petits Gros
27, avenue Trudaine - 9e
Film : Les Souvenirs de Jean-Paul Rouve, 2015