A la découverte de l’UMA, le premier musée en réalité virtuelle gratuit à Paris

© UMA

Rendre l’art accessible depuis votre canapé ? C’est le pari de l’UMA - Universal Museum of Art -, le premier musée en réalité virtuelle. Créé par quatre jeunes Français, cette expérience immersive dans le monde de l'art sera lancée dès le 5 décembre. Présentation en avant-première.


Démocratiser l’accès à l’art et surtout le rendre ludique, c’est le pari de Jean Vergès et son équipe avec l’Universal Museum of Art, dont l’acronyme UMA signifie la mère nation ou « ce qui nous lie » en arabe. L’idée ? Créer un outil universel, accessible et gratuit pour que n’importe qui puisse s’immerger, comme il l’entend et où qu'il soit, dans le monde de l’art.

Depuis son ordinateur, sa tablette, son mobile, chacun peut ainsi partir à la découverte de salles de musées, se balader entre les différentes œuvres exposées, zoomer sur celle qui a attiré son œil. Chaque œuvre est commentée de manière simple, loin du traitement académique dont on a l'habitude, nous précise Jean.

 musée©UMA

En s’associant avec des experts de l’art et des développeurs, l’équipe a ainsi recréé en réalité virtuelle des environnements complètement nouveaux pour les musées qui peuvent exposer leurs réserves, leurs nouvelles acquisitions, leurs trésors... Les possibilités sont presques infinies, le musée se recrée et s'internationalise.  

La première exposition qui marque l'inauguration de l'UMA le 5 décembre porte sur les mythes fondateurs. « Nous avons choisi les mythes fondateurs car dans notre vocation d‘universalité, nous voulions montrer les parallèles qui existent entre les cultures, entre les époques, entre les hommes », explique Jean. « Les mythes fondateurs sont ainsi l’exemple le plus parfait car nous avons des mythes qui viennent d’Inde, de l’Islam, de la mythologie grecque, romaine, de la chrétienté et on se rend compte que c’est toujours les mêmes histoires - une histoire d’exil et de guerre, une histoire d’amour déçu et de quête de soi-même. Toutes les cultures et tous les arts se regroupent. »

Des œuvres de musées du monde entier et de collections privées (dans la quasi totalité des œuvres du domaine public) sont ainsi présentées aux côtés d'une collaboration avec l'artiste italien Mimmo Paladino qui a illustré les œuvres L’Iliade et L’Odyssée

Mimmo Iliad, Book XXII, Death of Hector, © Courtesy Mimmo Paladino

Les Mythes Fondateurs marque le début d'une série d'expositions prévues pour 2018 en partenariat avec plusieurs musées (dont on ne peut vous révéler les noms pour le moment). Un des projets a pour ambition de rendre les plus belles œuvres de la collection d'un musée accessibles aux passagers des vols long courrier, ou encore de recréer des expositions emblématiques d'une institution et ainsi pérenniser ces moments culturels phares

Parmi les expositions prévues pour 2018, l'une portera sur le street art, une autre sur les images cachées – tous les symboles sexuels, ésotériques ou autres, que les artistes ont dissimulés dans leurs tableaux - ou encore sur les chefs-d’œuvres spoliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Le but est d’enrichir constamment le cycle, on ne décroche jamais, on ajoute », précise Jean. Pour à terme, créer un immense jeu vidéo de l’art où on se baladera d’exposition en exposition, de musée en musée, sans aucune limite et à chaque fois avec un contenu artistique d’une qualité unique. 

Prêts pour le voyage ? 


UMA
 - Universal Museum of Art

Lancement officiel le 5 décembre