Néo-impressionisme : Paul Signac est à l'honneur au musée Jacquemart-André

© Saint Tropez, la route du cimetière (1892)

Balades bretonnes, atmosphères provençales et coucher de soleil tropéziens s'entremêlent dans l'œuvre de Paul Signac, l'un des maîtres du courant néo-impressionniste à l'honneur dans la nouvelle exposition du musée Jacquemart-André. 

Depuis le 19e siècle, cet hôtel particulier situé sur le boulevard Haussmann présente une sélection d'oeuvres d'art de Paris. Une collection composée, en particulier, d’œuvres majeures des grands maîtres de la peinture flamande, de ceux de la peinture française du XVIIIème siècle ou encore des plus prestigieux artistes de la Renaissance Italienne. En 2021, place aux néo-impressionnistes et à leur vision colorée des paysages français. Leur différence avec les impressionnistes ? Les peintres ne mélangent pas leurs couleurs pures sur leur palette ou directement sur le tableau, mais les juxtaposent sous forme de petites touches.

Le topo 

Cette année, le musée Jacquemart-André rend hommage à l'œuvre de Paul Signac, maître du paysage et l’un des principaux théoriciens du courant néo-impressionniste. Plus de soixante dix oeuvres du peintre sont exposées dans diverses ambiances, de l’averse estivale à la flânerie, de la Bretagne à Saint-Tropez en passant par Paris. 

 Saint Tropez, fontaine des Lices (1895)

Pourquoi c’est cool ?

Si les œuvres des impressionnistes - Monet en tête - ont été largement diffusées, c'est un peu moins le cas des néo-impressionnistes. Comme un grand air de vacances souffle sur le musée Jacquemart-André qui expose les œuvres de Signac dans une expo chronologique et nous plonge ainsi dans l'atmosphère à la jointure du 19e et du 20e siècle, des scènes de vie parisiennes au coucher de soleil provençal. On y apprend une foule d'anecdotes sur Signac qui en plus d'être peintre et collectionneur était un fervent anarchiste persuadé que les artistes révolutionnaires sont ceux qui inventent un langage neuf. 

 © Nice (2 mai 1931)

Le petit plus

Paul Signac n'est pas le seul représenté au sein des Harmonies Colorées : les œuvres de Camille Pissaro Henri-Edmond Cross, Maximilien Luce et Théo Van Rysselberghe, compagnons de route de Signac, viennent faire écho et contextualiser le courant et ses acteurs.

  Olympia 1895, © Archives Signac, Paris-Retouchée

Signac, les harmonies colorées
Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann - Paris 8e
Du 19 mai au 19 juillet 2021
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