My body, my choice : quand les femmes se mettent à nu

© Maroussia Rebecq

Après les hommes nus, ce sont les corps des femmes qui sont exposés jusqu'au 25 mars. A l’occasion des 45 ans de la journée internationale des droits des femmes, le Cœur Paris s'allie au podcast féministe La Poudre, animé par Lauren Bastide, avec une expo photo entre provocation et naturisme. L'ancienne rédac' chef de Elle et aujourd'hui co-comissaire de l'exposition (entre autres) nous en dit plus. 


A l'origine de ce joli projet, Maroussia Rebecq, plus connue sous le nom d'Andrea Cruz, qui propose à sa bonne copine Lauren de profiter de la journée du 8 mars pour réaliser ensemble une expo avec une démarche féministe. « Revenant tout juste de Washington et de la Woman's marche qui faisait référence au droit à la contraception, le nom My body, My Choice sonnait comme une évidence » explique-t-elle.

Alors pourquoi ne pas montrer de manière artistique que les nanas ont le droit de se mettre nues, si elles veulent ? « Mais ce n'est pas juste pour montrer des femmes nues et provocantes, elles ont aussi tout a fait le droit de se masquer si elles le veulent », insiste-t-elle. Son corps, son choix. 

Au menu de cette exposition alléchante, quatres artistes. Des femmes.

« Leur travail est à la fois similaire et complémentaire » décrit Lauren. « Sonia Sieff, avec une série de portraits de femmes nues pour son livre Les Françaises, se réapproprie le geste, monopolisé par des hommes, de capturer sur pellicule l’image du corps féminin ». La femme nue sous un œil nouveau, si on veut. 

Ensuite, on retrouve la série Moi, Maroussia toute nue, des autoportraits non dénués d'humour mettant en scène son corps nu triomphant dans des lieux extérieurs. Osé, José ! 

Alice Moitié, photographe et vidéaste, est plus dans l'instant volé « avec ses personnages féminins excentriques, évoquant une nudité triomphale, liberée de tous les stéréotypes esthétiques et sexuels. Ses images sont un récit de la positivité du corps chérie de la génération Z, la sienne ».

Enfin, on a Estelle Hanania. Dans son œuvre, on voit une femme nue qui sort d’un cyclo rouge sang fendu en son milieu, « allégorie de L’Origine du monde, mise en abyme de la féminité et de la création, comme à la naissance, le corps se glisse hors d'un carcan dans lequel il ne peut plus longtemps rester enserré ». 


My body, my choice, c'est aussi un podcast

Le jour du vernissage, un épisode spécial de La Poudre a été enregistré dans le sous-sol de la galerie. Une discussion d'une heure en compagnie de trois femmes féministes qui se servent de leurs corps pour porter des messages. A écouter ici, pendant votre trajet du matin ou du soir ! 

 


Jusqu'au 25 mars (dépéchez-vous !)
Le Cœur
83, rue de Turenne - 3e