Le tour du monde des JO en une expo

Alors que Tokyo accueillera les JO en 2020 et Paris en 2024, la Maison de la culture du Japon propose une exposition sur les villes olympiques, réalisée par l’artiste brésilien d’origine japonaise Oscar Oiwa. Rio, Tokyo, Paris : des villes, des Jeux est à découvrir du 18 septembre au 14 décembre 2019.

Le Topo : Oscar Oiwa s’interroge sur le monde d’aujourd’hui ; ses œuvres représentent divers événements et transformations de l’environnement, menaçant l’humanité. Un univers mi-réaliste mi-fantastique où se joignent humour et nostalgie. L’exposition réunira des dessins et des peintures consacrés aux trois villes hôtes des JO, auxquelles l’artiste est personnellement lié.

Cette sixième exposition de la série Transphère, présentée à la Maison de la culture du Japon à Paris, donne aussi la parole à deux artistes plasticiennes travaillant sur le même thème, la Japonaise Makiko Tanaka et la Française Camille Fontaine. Ces trois artistes évoquent d’une manière très personnelle les trois grandes métropoles olympiques.



Pourquoi c’est cool : Sous la forme d’images du passé, de l’avenir proche et de l’avenir plus lointain de ces trois villes, ces trois artistes célèbrent la fête des sports. Les œuvres de l’artiste nippo-brésilien montrent d’une manière allégorique des villes vouées au chaos, et une nature qui devrait être symbole de ressourcement. Alors que de nombreux artistes choisissent de communiquer de façon numérique, Oscar Oiwa s’exprime, pour ses œuvres de grandes dimensions, à l’aide de ses mains, avec pour seules matières l’encre noire et une surface blanche. « Dans mon atelier, je me demande parfois jusqu’à quel point il est possible d’exprimer l’essence de notre époque avec des moyens aussi rudimentaires », déclare l’artiste.



Notre coup de cœur : Cet artiste, qui porte un regard original et visionnaire sur le monde, conçoit des fresques offrant une image satirique de la société actuelle. Le best ? le triptyque Zeus, dieu d’Olympie, composé de trois immenses dessins de 6,7 mètres de long ! Chaque panneau s’inspire d’une ville olympique et raconte une histoire qui se lit de droite à gauche, tels les rouleaux peints orientaux. Verticalement, en revanche, ils font apparaître un portrait de Zeus, rappelant la peinture occidentale.

Maison de la culture du Japon à Paris
101 bis, quai Branly – 15e
Du 18/09 au 14/12
Du mardi au samedi de 12h à 20h
Entrée libre
www.mcjp.fr

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