Le Bazar d’Alger, un atelier d’or et de lumières

À la manière d’un tatoueur, Arnold design des céramiques de seconde main, sur commande de ses clients. À la peinture d’or, ses dessins racontent une histoire, ses phrases en célèbrent une autre. Passionnées, ses réalisations donnent à rêver.

C’est pieds nus, dans une ambiance chaleureuse et tamisée, qu’Arnold nous ouvre les portes de son atelier. « On est ici chez moi, j’y reçois les acheteurs de mes céramiques sur rendez-vous pour installer un rapport humain et bienveillant entre le consommateur et le créateur. Je veux m’éloigner des e-mails impersonnels. » 


Arnold a lancé son bazar il y a tout juste deux mois, mais sa passion, elle, remonte à bien plus tôt que ça. « Je suis graphiste et illustrateur de formation. Il y a deux ans, j’ai pris des cours de peinture sur soie et de dessin sur porcelaine par envie d’explorer de nouveaux matériaux, et surtout par besoin de quitter l’ordinateur. La vaisselle est venue à moi très naturellement car mon copain et moi organisons beaucoup de dîners. J’avais donc des tasses, des plats, par-ci, par-là, et je me suis dit pourquoi pas ? » 


Rapidement, Arnold a eu envie de peindre sur plus d’objets, de manière plus recherchée. « Je me suis mis en quête de vaisselle d’occasion, de bibelots déco comme des vases, des pots à cookies, ou des mazagrans. J’ai une passion particulière pour ces derniers, qu’on associe à quelque chose de désuet, jadis utilisé par nos grands-mères pour le thé ou le café. Là se trouve toute ma ligne conductrice : redonner vie à des objets mis de côté. C’est aussi pour ça que j’achète de la vaisselle qui a déjà vécu, pour pouvoir la réinventer. » 


Au Bazar d’Alger, la perfection n’est pas recherchée ; « je travaille parfois sur des plats ébréchés, j’ai de ce fait eu l’idée de peindre à l’or, histoire d’ajouter du précieux, et donner envie à mes acheteurs d’être fiers de la seconde main. ». En ressortant sa trousse d’écolier en arts appliqués, Arnold a donné un nouveau tournant à sa carrière, et espère pouvoir à terme s’y consacrer. Passionné et soucieux de toujours fuir l’ennui, il a répondu comme suit à notre question sur sa réalisation préférée : « Toujours la prochaine. Celle que je n’ai pas encore commencée... ».

Le Bazar d’Alger
Retrouvez la boutique sur : www.bazardalger.com
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