Hungry Superband se met à table

Pourquoi ce groupe a t-il tant la dalle ? C'est vrai, Hungry Superband a faim de mélodie, d'instruments, de musiques électroniques, de performances lives, et pour rassasier leur appétit sans limite, l'Olympia a même décider de les inviter à sa table le 15 janvier, histoire de faire ripaille tous ensemble. On a rencontré N'to, Worakls et Joachim Pastor histoire d'en savoir plus avant de lancer les festivités.
N = N'to
W = Worakls
J = Joachim Pastor
 
Pouvez vous revenir un peu sur votre enseignement musical ?
J : J'ai commencé la musique tout petit. J'ai fait 13 ans de conservatoire, j'ai touché différents instruments mais surtout la flûte traversière et la guitare. Ensuite j'ai été enrôlé de force dans un cirque où je faisais de l'accordéon pour la file d'attente du guichet. J'ai réussi à m'échapper et j'ai continué à faire de la musique, principalement électronique, dans ma chambre. Je pense qu'à cet instant mes parents regrettaient de m'avoir inscrit au conservatoire.
N : Quand j’étais jeune, j’écoutais beaucoup de vieux rock des 70’s, du hip hop et du jazz. Tout ça m’est venu de mon frère surtout. Petit à petit, je me suis ouvert à tous les styles de musique allant du classique à l’électro. J’ai commencé à jouer de la guitare à 10 ans et j’ai démarré la production autour de mes 20 ans.
 
W : J’ai été au conservatoire puis j’ai pris des cours particuliers de piano pendant une dizaine d’année.
 
En tant que musiciens, quel approche aviez vous de la musique électronique ?
J : J'ai toujours été intéressé par la musique électronique pour son coté "liberté totale". Quand j'ai commencé je me sentais libre, presque "innocent". Néanmoins, après avoir produit entièrement (sous un alias) un album à partir de bruits de tracteurs, je me suis dis que mon innocence avait des limites, et là j'ai essayé de faire un musique qui me plait, en alliant ma passion de la mélodie avec le son futuristique des percussions informatiques. N : J’aime que la musique électronique aille piocher dans des influences multiples. Ça découle de cet enseignement je pense. J’aime retrouver dans l'électro des schémas et des formes qui sont empruntés à d’autres styles.  
W : Je n'avais aucune approche en particulier avant de la connaitre, mais le jour où j’ai commencé à sortir je trouvais que c’était une musique « défouloir ». En creusant un peu j’ai découvert que c’était la musique qui offrait certainement le plus de possibilités créatives.  
 
Pour vos inspirations musicales, quels artistes citeriez vous ?
J : J'ai été énormément influencé par tout ce que j'ai écouté en boucle durant mon enfance, du Vivaldi en passant par Jean Michel Jarre, sans oublier Kalmah ou Queen. Actuellement, j'écoute beaucoup d'artistes tel que Stephan Bodzin ou Thierry Pastor. N : Pink Floyd, The doors, Django Reinhardt, Georges Brassens, Radiohead, Stephan Bodzin, Rodriguez Jr, Nicolas Jaar, David August … W :  Hans Zimmer, John Williams, Danny Elfman, James Newton Howard.
Comment vous est venu l'idée d'unir vos trois individualités (humaines et musicales) ?
J : J'ai connu Worakls grâce à une connaissance commune. J'ai rencontré N'to plus tard lors d'un concours de "quilles alsaciennes" (un jeu traditionnel régional). Musicalement on était tout de suite en phase, et puis j'ai rejoint la même agence de booking. On était dans le besoin d'une plateforme sur laquelle on pourrait s'exprimer, sortir notre musique sans avoir de carcan artistique, et donc est né Hungry Music. De fil en aiguille on a fait grossir les projets, le label, une tournée, le hungry band. N : Tout s’est fait naturellement. Même si on a chacun 3 univers musicaux vraiment distincts, il y a quelque chose de très similaire dans nos intentions. Probablement le fait de raconter une histoire dans nos morceaux et le besoin de s’exprimer avec le moins de contraintes possible. Du coup on s’est d’abord rencontrés musicalement, puis humainement on a grave accroché ensemble donc le label était la suite logique. W : Puis il y a volonté de contrôler nos sorties, de tourner ensemble et surtout de créer un mouvement qui nous ressemble.  
   
En quoi la musique d'Hungry Superband se différencie de vos projets perso et de ce qui se fait en général ?
J : La musique du Hungry Superband est notre musique, tout simplement jouée en live avec beaucoup de musiciens et nos instruments. C'est vraiment génial de pouvoir s'exprimer de manière différente, on voulait faire ça depuis longtemps pour les gens qui nous suivent. N : Le Superband, c’est un peu la synergie de nos projets persos en quelque sorte, puisqu’on joue 2 morceaux de chacun de nous avec tous nos musiciens. Donc c’est une sorte de synthèse de nos 3 individualités en fait. Un condensé plus instrumental et plus vivant, avec plusieurs musiciens qui ont aussi leur liberté. C’est peut être en ça que ça se différencie du reste.
Vous pouvez nous en dire plus sur cette soirée du 15 janvier.
J : La soirée du 15 est l'apogée de la tournée de 2015. Le but est de faire un concentré de tout ce qu'on a emmagasiné cette année, l'évolution de nos lives perso, les instruments, le partage avec d'autres musiciens, et surtout un public toujours au top. En plus l'Olympia est une salle mythique, on est très impatient. W : L’Olympia c'est la salle parfaite pour conclure notre tournée française. Joachim Pastor jouera son live, N’to se produira avec son percussionniste, et je serai avec mes musiciens (Violoncelle, Alto, Violon, Guitare, Piano) pour jouer le Worakls Band. En plus de ça on jouera le Superband tous ensemble réunis sur scène pour revisiter 6 des plus gros classique du label.
Vous pouvez signer l'artiste de votre choix sur le label. Vous choisissez qui ?
 
N : On va surement signer Stereoclip, un artiste qu’on affectionne particulièrement et qui rentre parfaitement dans le « moule » HungryMusic. Je pense que les artistes qu’on veut vraiment signer sont ceux qui adhèrent à notre philosophie, tant musicale qu’humaine.
 
Le meilleur live auquel vous avez assisté ?
J : Sonata Arctica a "la loco", mais ça c'était avant.
N : Pour ma part c’était pas un live électro mais un concert de Radiohead il y a quelques années à Arras. C’était démentiel ils ont embarqué tout le monde.
 
W : Hans Zimmer Revealed à Londres.
Un remède contre la gueule de bois ?
J : Mon remède contre la gueule de bois : un coup de segway dans la nuque. N : Parait qu’il faut reboire au réveil, mais bon… Hungry Superband Le 15 janvier À l'Olympia Facebook & Billetterie

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