Berlin donne un million d'euros pour aider ses clubs... Et nous ?

© Romeo Alaeff

On a les boules. Oui, les boules. On se permet le terme parce que franchement, là, c’est trop. On savait déjà que Berlin, c’est THE spot. On savait déjà que si t’aimes clubber et taper du pied, c’est là-bas qu’il faut aller. Mais on aimerait bien que ça soit un peu le cas à Paris aussi…

 

UN MILLION. La ville de Berlin va donner un million d’euros à ses clubs. Une promesse qu’elle avait faite l’année dernière et qu’elle a respectée. L’objectif ? Assurer une véritable insonorisation intérieure et extérieure pour favoriser l’entente entre riverains et lieux de fête. On vous passe le détail des travaux. Ce qu’il faut en retenir, c’est que la ville vient en aide à ses acteurs majeurs de la nuit, à qui elle doit une belle part de son tourisme. Et que de l’autre côté du Rhin, on ferait bien de prendre exemple aussi.

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À Paris, le débat en est au volume sonore et non à l’insonorisation : les mesures de santé prises par la ville imposent désormais une réduction du niveau de 105 dB à 102 dB. Ça paraît peu, et pourtant bon nombre de promoteurs, d’artistes et de spectateurs s’en plaignent. Outre un moyen de protéger l’ouïe des auditeurs, il s’agit également de minimiser l’impact de la musique et des fêtes sur le voisinage, toujours plus intolérant. Récemment, la Mairie avait fait appel aux Parisiens pour créer un "Comité des Noctambules" et soumettre nos idées pour le développement du monde nocturne de la capitale (on vous conseille d’aller lire ça). Un rapide passage parmi les propositions nous faisait prendre conscience que Paris n’était pas prête à devenir un véritable phare de la nuit. Et c’est fort dommage. En attendant, chapeau bas à notre homologue allemande. Un bel exemple pour nous, adorateurs de l’obscurité.