Que faire quand on s'est lamentablement fait recaler d'une soirée ?

"Non, ça ne va pas être possible". Et là, le drame. Que faire, où aller ? Aucune idée. Sauf qu'on a rédigé un petit guide. Juste pour vous. 

Ça arrive à tout le monde et pour plein de raisons différentes : vous puez l'alcool, vous êtes mal habillés, vous êtes un garçon avec d'autres garçons, vous êtes une fille avec trop de garçons, vous avez tenté de faire pénétrer de l'alcool en douce dans la soirée, vous avez couché avec la femme du physio, vous n'êtes pas sur la liste, vous êtes quelqu'un "à risque", vous n'êtes pas blanc, vous ne sentez pas bon, vous êtes idiots, vous parlez fort, vous ne connaissez pas le line-up, vous vous êtes trompés de soirée, vous êtes trop grand ou trop méchant, vous êtes en survêt' ou en pyjama, vous n'êtes pas invités ou vous avez juste le défaut d'exister.

Souriez, même si c'est dur. 

Les physios, tout le monde le sait, sont des êtres vils et malfaisants qui ne devraient pas exister. Le Bonbon vous avait d'ailleurs fait un petit top en roue libre des meilleurs moyens pour les énerver. Vous pouvez le lire ici. Mais si vous n'avez pas envie de finir avec un oeil au beurre noir - parce que les physio sont en général très copains avec les videurs, et que ces derniers sont en général assez forts et violents -, nous vous avons concocté un petit guide des solutions alternatives si, comme moi, vous n'arrivez jamais à entrer dans une soirée mais que vous avez quand même envie de faire quelque chose. 


La solution ancestrale : ne rien faire et attendre que ça se passe

Admirez la magnifique vue.


Nos amis les bêtes, les indiens dans la ville et les chamans du Tibet ont un point commun : ils savent relativiser quand un problème survient. Armés de leur seule patience, ils sont capables d'attendre des heures durant au même endroit sans sourciller. Si vous vous êtes fait recaler d'un club, faites de même : posez-vous sur un trottoir, roulez une clope, fixez le feu rouge dans le blanc des yeux, et attendez. Et attendez, encore et encore. Au lever du jour, repartez chez vous. Votre vie devrait être bien meilleure maintenant. 


La solution gourmande : se faire une petite bouffe

De quoi vous faire un gueuleton avec vos dix potes recalés eux/elles aussi.

Les clubs sont des endroits géniaux mais je n'ai qu'une chose à leur reprocher : il y manque cruellement quelque chose à se mettre sous la dent. Je peux comprendre qu'il y ait certains coupe-faim distribués pour environ dix euros à l'intérieur, mais est-ce une raison pour ne pas me laisser bouffer une bonne assiette de frites pleine de sauces quand j'en ai envie ? Donc si vous vous êtes fait recaler, partez à la recherche d'un bouiboui ouvert toute la nuit. Y'en a vraiment pour tous les goûts.


La solution aquatique : se baigner dans la Seine

Forgez-vous un corps magnifique pour l'été.

Se baigner dans la Seine peut conduire votre corps vers d'horribles souffrances telles que la survenance d'une gastroentérite carabinée et des infections cutanées plus ou moins sérieuses qui peuvent se développer comme de petits êtres vivants dans vos poils. Beurk. Mais surtout, se baigner dans la Seine s'il fait trop froid peut vous déclencher une hydrocution très violente ou risquer une amende de 15€. Sauf que plonger de nuit du Pont Alexandre III dans les eaux troubles du fleuve, ça vaut peut-être le coup, non ? 


La solution relou : trouver une soirée et s'en faire recaler à nouveau

Ce que le videur croit être.

Après que le physio vous ait recalés de cette soirée, vous et vos potes envisageaient évidemment de trouver un autre endroit où danser. Mais comme vous portez toujours affreusement cette ridicule chemise à manches courtes, la sentence sera la même quelques mètres plus loin : "Ça ne va pas être possible". 

La solution violente : forcer l'entrée avec un extincteur

Un club qui a brûlé. Oups. 

Si la solution précédente ne fonctionne pas, rien ne vous empêche de passer à la méthode supérieure. Généralement les physios sont des grosses quiches qui ne méritent que de petites tapes au visage. En revanche, faites attention à leurs potes les videurs. Eux, vous pouvez aisément les attaquer aux parties inférieures. No rules


La solution no future : ingurgiter cinquante shots en cinquante minutes dans le bar en face

Allez-y à foooooond ! 

Yessss, allez-y à fond ! Quitte à regretter votre sortie avortée du samedi soir, autant que ça soit pour une excellente raison. Les shots, c'est bon. Ça coule tout seul dans le gosier, c'est puissant, racé et ça fera de vous un personnage remarquable à la sortie. Marcher droit, c'est déclassé. Vomir droit, c'est pas la classe. Mais si ça déborde, faites ça devant le club qui vous a refusé son entrée. Cheh. 

La solution blogueuse mode : prendre des selfies de sa chemise à manche courte

Personne ne veut vous regarder avec ça. 

Eh oui, comme dit plus haut, votre horrible chemise courte, l'été venu, ne vous aidera en rien à devenir le roi de la night. Par contre vous avez tout à fait le droit de vous asseoir sur un banc et de vous prendre en selfie pour l'exhiber, puis de poster votre cliché sur Insta en attendant que ça passe et que le monde le sache. Votre poignée d'abonnés ne likera pas, soyez-en sûrs.

La solution normale : rentrer chez vous

Levez votre troisième doigt à la face du videur.

De toute façon, vous n'aviez même pas d'argent pour payer l'entrée. Vous auriez vraiment eu l'air d'un imbécile, non ?