Une nouvelle soirée techno sexuellement libérée et militante

Avec la soirée No Gender orchestrée par le collectif The Future Is Female, Lyon trouve enfin sa place dans le paysage des nuits agitées et libérées où le public peut expérimenter avec une techno corporelle et brutale et où les sens sont aiguisés par les mille possibilités qu'offrent la nuit.


À Lyon, on sait s'encanailler et le faire en intelligence. Avec la soirée No Gender organisée par le collectif The Future Is Female, une entité qui prône le décloisonnement des barrières genrées, sexuées et identitaires, la nuit lyonnaise se dote d'un espace de réflexion sur la place du sexe dans notre société et sur la manière dont celui-ci est souvent perçu comme un outil de domination.

No Gender, au contraire, cherche à s'échapper de cette binarité pour montrer que plusieurs identités sexuelles peuvent exister et se déployer. Et montre que les soirées peuvent aussi servir à réfléchir sur le monde qui nous entoure


Angel Karel, la Dj résidente

Si au départ la soirée était donc plus focalisée sur le sexe féminin et qu'elle a commencé son histoire en organisant des fêtes dans un bunker, c'est cette idée du troisième sexe qui ne se définit pas ("No gender") qui est mise en avant par les filles à l'origine du projet. Le 6 avril, la deuxième édition de la fête se déroulera donc au Ninkasi avec Angel Karel (co-fondatrice et directrice artistique), Milenà (du collectif Jacob) et Nur Jaber (ex-résidente du ://about blank à Berlin). 

Pour la scénographie, comptez sur le travail exceptionnel d'Emile Abadie, qui avait projeté des visuels sur des mannequins déstructurés à la première édition. Le reste de la nuit vous appartient... surtout lorsqu'on sait qu'une spacieuse blackroom a été aménagée !

No Gender
Ninkasi
6 avril
20€

Photos : © Jade Canavesio