The Peacock Society, deux soirs pour fêter, deux semaines pour s'en remettre

© FONKTION

Quand on se fait sucrer son évènement à une semaine de l’ouverture des portes, ça fout les boules. Tu les as généralement là, juste là, en travers de la gorge. Quand tu déglutis, ça racle bien le fond, ça irrite. Après le seum vient l’amertume. Celle qui te donne envie de te venger. Un peu comme The Peacock Society, qui revient en fanfare cet été. Et ça va chier.

 

Ils avaient tout pour nous faire passer une fête de Noël mémorable. Et puis soudain, l’effondrement. L’annonce de l’annulation de cette sauterie d’hiver nous avait touchés en plein cœur en décembre dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est bien contents que The Peacock Society soit de retour.

Pour les non-initiés, c’est simple : allez-y. Pour les autres, on se retrouve sous la Grande Halle du Parc Floral (vers Vincennes là, mais si tu sais, tout au bout de la ligne 1 et tu marches une heure) les 5 et 6 juillet prochains pour la teuf préférée de ta teuf préférée. Pour les froussards de grande toiture, trois autres scènes seront à disposition.

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Ça va swinguer sévère sous ce grand espace ouvert. Parole de scout, on est allé vérifier la première partie du line-up qui a été dévoilée, et nos mâchoires en sont déjà tombées. C’est toujours un beau bordel, mais là, la cour est sans appel. Au menu pour vous ce soir : de la techno qui fait peur aux vieilles personnes avec l’Allemand Rødhåd, le jeune brutal cagoulé I Hate Models, les anciens Derrick May et Robert Hood, le vétéran Len Faki ou encore Modeselektor et leur excellent dernier album. Mais ce n’est pas tout : pour les végans de la musique électronique qui n’aiment pas les boucheries cinglantes, The Peacock Society fait aussi dans les fleurs et le soleil : la house aura son heure de gloire avec 3h de set de The Black Madonna, un moment de digging pointu avec Hunee, une touche funky et disco avec Motor City Drum Ensemble et la folie de Denis Sulta.

Mais ce qui nous excite tout particulièrement, c’est cette chance qu’offre le festival à de jeunes talents de s’épanouir sur une grosse scène. On pense à Jardin, producteur tapis dans l’ombre dont l’album Épée sortait sur le label terriblement punk Le Turc Mécanique. À Oktober Lieber, duo post-punk industriel bourré de talent, présent sur le même label. À Emma DJ, qui ambiance le tout Paris dans ses soirées Fusion mes couilles depuis quelques temps. Et tant d'autres, qui sont déjà présents sur l'affiche ou qui viendront se greffer avec le temps... On en salive d'avance.

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Tant de raisons qui nous laissent sur une conclusion évidente : il faut se rendre à The Peacock Society cet été. Et pas juste parce qu’on les aime bien. L’équipe de We Love Art a une fois de plus prouvé qu’elle était à l’écoute de son public. Rendez-vous dans quatre mois !


The Peacock Society Festival 2019
Parc Floral – 12e
Vendredi 5 et samedi 6 juillet
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