Avant d’être un spot de galets fréquenté toute l’année (et immortalisé au cinéma par Brice de Nice, touut de même !), le secteur des Bains Militaires était un vrai morceau de vie maritime. Le Vivier Véran y a vu le jour à la fin du XIXe siècle, implanté sur les vestiges de l’ancien Lazaret. À l’époque, deux viviers y étaient dédiés à l’élevage de poissons et de langoustes, participant à l’activité économique du quartier et à l’approvisionnement local. Avec le temps, le site a évolué. Dans les années 1940, l’un des viviers a été intégré au centre nautique voisin. L’autre, en revanche, a pris un virage plus… gourmand. Dans les années 1960, il est surélevé pour accueillir un restaurant de poissons, aujourd’hui fermé et laissé à l’abandon depuis près de dix ans.
Pourquoi cette démolition, et pourquoi seulement une partie ?
C’est précisément cette extension tardive, ajoutée dans les années 60, qui pose aujourd’hui problème. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, l’état de dégradation avancé de cette partie du bâtiment représente un risque structurel. Résultat : une opération de démolition partielle a été décidée, confirmée par les services de l’État et relayée par Les Petites Affiches et France 3 Côte d’Azur.
Pas question pour autant de raser l’ensemble ! La structure historique du vivier, construite en pierre, sera intégralement conservée. Les autorités insistent sur son intérêt patrimonial, mais aussi sur son rôle très concret dans l’équilibre du littoral. Le Vivier Véran participe en effet à la stabilité sédimentaire de la plage de galets des Bains Militaires. Autrement dit, il aide la plage à rester… une plage ! Et bonne nouvelle pour les habitués, l’accès à la plage sera maintenu pendant toute la durée du chantier. Seule petite contrainte à prévoir : les douches seront temporairement hors service.
