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Nice : l’aéroport s’agrandit avec 25 000 m² en plus et jusqu’à 4 millions de voyageurs supplémentaires

undefined undefined 15 avril 2026 undefined 19h00

Camille Miranda

Ce lundi 13 avril, Philippe Tabarot, ministre des Transports, inaugurait l'extension du terminal 2 de l'aéroport de Nice Côte d'Azur. Le chantier, lancé en 2022, livre un ensemble de 25 211 m² de surface plancher sur une emprise au sol de 9 900 m², avec zéro artificialisation des sols supplémentaire, un détail technique qui a son importance dans le contexte du débat environnemental autour du projet. Concrètement, cette extension dote l'aéroport d'une darse supplémentaire avec 6 nouvelles portes d'embarquement et de débarquement, 6 salles de pré-embarquement, 36 banques d'enregistrement et un tri-bagage. De quoi fluidifier sérieusement un trafic qui atteignait déjà 15,1 millions de passagers en 2025. La capacité d'accueil totale passe désormais à 18 millions de passagers annuels.

Un aéroport qui dépasse sa propre histoire

L'aéroport de Nice a une trajectoire qui donne le vertige quand on la regarde en entier. En 1946, 500 avions et 30 000 voyageurs. Une décennie plus tard, 23 000 avions et 600 000 passagers. La croissance a été si rapide que dès 1978, il fallait étendre l'aéroport sur la mer, un projet d'envergure qui a permis de gagner plus de 200 hectares en repoussant les pistes sur les flots. Cette extension s'inscrit dans cette continuité. La croissance du nombre de passagers ne signifie pas pour autant une hausse équivalente des mouvements d'avions, précise le directeur Frank Goldnadel.

Le revers de la médaille

Tout n'est pas aussi simple, et ce serait vous mentir que de ne pas en parler. En décembre 2023, la cour administrative d'appel de Marseille avait pointé une lacune sérieuse dans l'étude d'impact du projet : l'augmentation du trafic aérien générée par l'extension n'avait pas été correctement évaluée. Un complément avait été demandé et il a révélé, pour la première fois en cinq ans, que le trafic aérien devrait croître de 28 730 mouvements annuels entre 2024 et 2034, dont 14 249 directement liés à cette extension du T2. Des chiffres qui alimentent un débat légitime sur la compatibilité de cette croissance avec les objectifs climatiques de la région.