En quoi consiste le plan de reconfinement d'urgence préparé par le gouvernement ?

Ce mardi 12 mai, Jean Castex, le "Monsieur déconfinement" du gouvernement, a été auditionné par la mission d’information sur l’impact de l’épidémie de coronavirus et a abordé la stratégie de reconfinement du pays au cas où la France y serait confrontée. 

« Au cas où » : Jean Castex, coordinateur national à la stratégie de déconfinement, surnommé le "Monsieur déconfinement" du gouvernement, a déclaré aux sénateurs avoir préparé un plan de reconfinement en cas de résurgence de l'épidémie de Covid-19 dans les semaines et les mois à venir. 


Une stratégie de déconfinement déterminée par la "mobilisation nationale"

« Il faudrait que le nombre de nouveaux cas par jour en France double pour que nous reconfinions », a ainsi précisé Jean Castex aux députés. « On a trois séries d'indicateurs pour décider d'un éventuel reconfinement, a-t-il expliqué : un indicateur de "circulation du virus", des indicateurs de "capacité de lits hospitaliers et en particulier de réanimation" et "les résultats des tests virologiques". »

Le haut fonctionnaire et maire de Prades (Pyrénées-Orientales) avait déjà évoqué ce plan le 6 mai dernier auprès d'un sénateur : « dès que (...) le nombre de patients positifs, au-delà des cas contacts, sera anormalement élevé, alors il faudra effectivement – y compris de manière localisée – se donner les moyens d’agir immédiatement ». 

Ce mardi, lors de son audition à l'assemblée nationale, Jean Castex insistait, avertissant qu'il ne fallait pas « attendre le 2 juin si certains éléments montraient que l'épidémie repart » et que le gouvernement devait « prévoir des dispositifs d'accompagnement sociaux et économiques de la nature de ceux mis en place durant la période de confinement », et « mieux prévenir les risques psycho-sociaux du confinement, qui sont aujourd'hui mieux connus ».

Selon le haut fonctionnaire, un « niveau très élevé » de vigilance doit être observé dans cette première phase du déconfinement et il en appelle à l'implication des Français dans le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation : selon lui, c'est « la mobilisation nationale (qui) sera un facteur déterminant » à la réussite (ou à l'échec) du déconfinement.

Les derniers chiffres faisaient état d'une nouvelle hausse ce mardi 12 mai, avec 348 nouveaux décès en 24 heures, mais le nombre de patients lourds en réanimation continue de baisser. Le lundi 11 mai, jour du déconfinement, on dénombrait 263 morts du coronavirus. 

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