La grotte s'appelle la Ratapignata, ce qui signifie "chauve-souris" en niçois, en référence à la colonie qui y résiderait. Elle est découverte en 1803 par un avocat et archéologue amateur italien en vacances sur la Côte d'Azur, un certain Domenico Rossetti, tellement subjugué par le lieu qu'il en tire un poème en trois parties et 1 300 vers.
Les chercheurs débattent depuis sur l'origine de la pyramide qui en marque l'entrée : certains y voient un lieu de culte de Mithra datant de la Rome antique, d'autres une construction templière médiévale. Au Moyen Âge, la Légende dorée mentionne un ermite du XIe siècle qui aurait séjourné "reclus dans la grotte aux chauves-souris, sous une pyramide rocheuse, près de Nice". La question reste ouverte ! La structure mesure environ 6 mètres de côté à la base, avec une orientation vers le sud : au solstice d'été, les rayons du soleil éclairent directement l'intérieur de la grotte. Coïncidence ? Intention délibérée ? Les archéologues continuent d'argumenter.
Une jolie rando à ne pas râter
Le circuit part du chemin de Châteaurenard (au-delà du carrefour de l'Aire Saint-Michel, côté nord de Nice), traverse oliveraies, chênes et maquis méditerranéen, et aboutit à la pyramide en une vingtaine de minutes. La randonnée en boucle intègre également le Mont Chauve, pour un panorama sur Nice, la mer et l'arrière-pays. La grotte elle-même peut être visitée (elle comporte plusieurs salles, dont une vaste rotonde de 22 mètres sur 15 au centre de laquelle s'élève une stalagmite imposante). Des échelles et mains courantes équipent la descente. Mais attention : une expérience minimale en spéléologie et une frontale sont indispensables. Les autorités locales ont été alertées sur la dangerosité du site : ne pas descendre seul !
