Une information qui surprend, surtout quand on pense à l’image dynamique, touristique et plutôt premium de la capitale girondine, située à environ trois heures de route.
Un classement basé sur des données officielles
Ce classement repose sur les chiffres publiés par le Ministère de l’Intérieur, en s’appuyant sur les données de la police et de la gendarmerie. L’objectif est simple : comparer les villes françaises de plus de 22 500 habitants à partir d’un indicateur commun, le nombre de crimes et délits pour 1 000 habitants. Pour établir ce palmarès, dix critères ont été retenus, parmi lesquels les coups et blessures volontaires, les violences sexuelles, les cambriolages, les vols de véhicules, les vols sans violence ou encore les dégradations. En revanche, certaines infractions ont été volontairement mises de côté, comme les affaires liées aux stupéfiants ou les escroqueries, jugées trop dépendantes du contexte ou des opérations ponctuelles. Autre point important : le classement ne prend pas en compte la fréquentation touristique ou les variations saisonnières. Un détail qui peut pourtant peser lourd dans des villes très visitées.
Bordeaux en tête : une première place inattendue
En 2025, Bordeaux décroche la première place de ce classement, une position peu enviable. Avec 25 220 crimes et délits enregistrés en 2024 pour environ 265 000 habitants, la ville affiche un taux de 95 infractions pour 1 000 habitants — le plus élevé parmi les 366 communes étudiées. Une progression qui interpelle, surtout quand on compare avec d’autres grandes villes. Paris, par exemple, recule et sort du top 5, tandis que Lille, ancienne numéro un, descend à la troisième place avec un taux plus faible. Ce qui distingue Bordeaux, ce n’est pas forcément une explosion soudaine de la délinquance, mais plutôt une constance dans certains types d’infractions : vols du quotidien, dégradations ou encore violences physiques.
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Des chiffres à nuancer
Même si ces données donnent une tendance, elles ne racontent pas toute l’histoire. Un classement basé uniquement sur des statistiques ne reflète pas toujours la réalité vécue par les habitants au quotidien. Le sentiment d’insécurité, lui, dépend de nombreux facteurs : l’environnement, l’heure, le quartier ou encore les expériences personnelles. Une ville peut afficher un taux élevé tout en restant agréable à vivre pour une grande partie de sa population. À l’inverse, certaines zones très spécifiques peuvent concentrer des tensions sans pour autant faire basculer toute une ville en haut du classement.
Ce type d’étude a au moins le mérite de rappeler une chose essentielle : l’insécurité n’est pas figée et ne concerne pas uniquement les villes habituellement pointées du doigt.
