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Les portables interdits dès la rentrée dans les lycées de Nantes et de Loire-Atlantique

undefined undefined 30 août 2026 undefined 18h00

La Rédac'

Jusqu’à présent, l’interdiction du téléphone portable concernait principalement les écoles et les collèges. À partir de cette rentrée, le dispositif s’étend aux lycées, avec un objectif affiché : limiter les distractions liées aux écrans et encourager un usage plus raisonné du numérique.

Une interdiction désormais étendue aux lycées

Les lycées publics et privés sous contrat de l’académie de Nantes sont concernés. Mais si la règle est nationale, son application peut varier d’un établissement à l’autre. Chaque lycée doit en effet préciser dans son règlement intérieur les conditions dans lesquelles les téléphones et autres objets connectés doivent être rangés pendant le temps scolaire.

Téléphone dans le sac, casier ou rangement collectif ?

Concrètement, plusieurs solutions sont possibles. Certains établissements peuvent demander aux élèves de conserver leur téléphone éteint et rangé dans leur sac. D’autres peuvent privilégier les casiers ou encore mettre en place un système de rangement collectif. Les espaces concernés peuvent également être définis localement. Un lycée peut par exemple décider que le téléphone est interdit dans l’ensemble des bâtiments, tout en autorisant certains usages dans les espaces extérieurs, à condition que son règlement intérieur le prévoie. L’objectif est donc de faire disparaître l’usage personnel du smartphone pendant le temps scolaire, sans pour autant empêcher les usages nécessaires à la vie du lycée.

Un calendrier qui fait grincer des dents

Pour les équipes de direction, c’est surtout le timing qui pose question. La circulaire nationale précisant les modalités de la mesure a été publiée le 2 juillet 2026, soit seulement quelques semaines avant la rentrée. Or, modifier le règlement intérieur d’un établissement nécessite généralement de passer par différentes instances. Conseil des délégués pour la vie lycéenne, conseil d’administration et représentants de la communauté éducative peuvent notamment être associés à ces changements. À l’approche de septembre, certains établissements doivent donc encore finaliser leur organisation. Un calendrier jugé particulièrement serré par plusieurs représentants des personnels de direction.

Une nouvelle organisation pour les élèves nantais

Cette interdiction va aussi bouleverser certaines habitudes du quotidien. Dans de nombreux lycées, les smartphones servent aujourd’hui à consulter un emploi du temps, vérifier une modification de salle ou recevoir des informations via Pronote et les espaces numériques de travail. Les enseignants peuvent également avoir recours ponctuellement au téléphone pour une recherche, un exercice ou l’accès à un contenu pédagogique. Ces usages ne sont donc pas totalement supprimés. Des exceptions sont prévues lorsque le téléphone est utilisé dans un cadre pédagogique ou lorsqu’il est nécessaire au fonctionnement de l’établissement.

Des exceptions pour certains élèves

Tous les élèves ne seront pas soumis exactement aux mêmes règles. Des dérogations peuvent notamment être accordées aux jeunes présentant un handicap ou un trouble de santé nécessitant l’utilisation d’un équipement connecté. Les modalités doivent alors être définies avec l’établissement, les équipes éducatives et les familles concernées. L’enjeu sera donc de faire la différence entre l’utilisation personnelle du smartphone et les situations dans lesquelles celui-ci constitue un véritable outil nécessaire.

Que risque-t-on en cas de téléphone utilisé ?

Le non-respect de la règle pourra entraîner différentes mesures. Le ministère recommande une réponse graduée, personnalisée et proportionnée. Dans certaines situations, le téléphone pourra ainsi être temporairement confisqué. Des punitions ou sanctions disciplinaires pourront également être appliquées en cas de refus répété de respecter les règles ou lorsque les faits sont plus importants. Chaque lycée devra préciser ces modalités dans son propre règlement intérieur.

Derrière l’interdiction du téléphone, le gouvernement souhaite également engager une réflexion plus large autour de la place du numérique dans la vie des adolescents.