Un pipi dans la rue, c’est pas le truc le plus sexy du monde… Mais grâce à deux designers industriels nantais, les vessies étroites ont aujourd'hui droit à des espaces dédiés dans les rues de la ville : les uritrottoirs. Et comme le concept cartonne, la ville a décidé d'en installer des nouveaux de taille XXL.
À la nuit tombée (et surtout le week-end), il est difficile d’arpenter les rues nantaises sans tomber sur un énergumène en train de se soulager la vessie contre un pan de mur. Et on a beau dire ce qu’on veut, ça reste sacrément dégueu.

Et c’est justement à ce problème que l'association Wondercake a décidé de s’attaquer. Pour rendre les pipi sauvages plus civiliser, l'asso a imaginé un urinoir sous forme de jardinière. Le concept est simple : l’uritrottoir se présente sous forme de mini-vespasienne avec deux bacs, l’un pour l’urine, l’autre pour des fleurs.
Le pipi comme dans son jardin
Un mobilier urbain et écolo à fixer au sol, sous les ponts, dans les ruelles, à la sortie des boîtes et bars, près des gares… Pourquoi ? Car aujourd’hui, on ne peut pas empêcher les gens d’uriner dehors mais il faut l’organiser. Remplis de copeaux de bois et connectés, les urinoirs secs font le bonheur du service nettoiement de la Ville et des riverains des petites rues parfois malodorantes du centre.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça marche. En moyenne, un uritrottoir nantais récolte près de 140 litres de pipi tous les deux jours. On vous laisse faire le calcul à l'année. On pourrait remplir l'Atlantique. Presque.
