Située à deux pas du Passage Pommeraye, La Droguerie faisait partie de ces adresses que l’on ne présente plus. Pendant près de 50 ans, ce magasin a été un véritable repaire pour les amateurs de couture, de tricot, de bijoux faits main et de loisirs créatifs.
Une institution du centre-ville tire sa révérence
Le mardi 9 juin 2026, à 19h, le rideau est tombé pour la dernière fois. Une fermeture définitive annoncée quelques jours plus tôt sur les réseaux sociaux de la boutique, avec un message empreint d’émotion et de lucidité.
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Une décision difficile mais inévitable
Dans son communiqué, La Droguerie explique que cette décision n’a pas été prise à la légère. Depuis plusieurs années, le contexte est devenu de plus en plus compliqué pour les commerces indépendants. Entre l’évolution des habitudes de consommation, la concurrence accrue et les difficultés économiques, maintenir l’activité devenait un véritable défi. Malgré plusieurs tentatives pour trouver des solutions et faire évoluer le modèle, les responsables ont préféré s’arrêter avant de voir se dégrader ce qu’ils avaient mis des décennies à construire. Un choix difficile, mais assumé, pour préserver l’image et l’héritage de cette enseigne historique.
Un lieu à part pour les passionnés de création
Ce qui faisait le succès de La Droguerie, ce n’était pas seulement ses produits, mais aussi son atmosphère. On y venait autant pour acheter que pour flâner, chercher de l’inspiration ou échanger des conseils. Les rayons regorgeaient de perles, de tissus, de fils et d’accessoires en tout genre, de quoi donner envie de se lancer dans mille projets créatifs. Pour beaucoup de Nantais, c’était une véritable “caverne d’Ali Baba”, un endroit où l’on pouvait laisser libre cours à son imagination, loin des grandes chaînes standardisées.
Une vague d’émotion chez les clients
L’annonce de la fermeture a rapidement suscité de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, les messages se sont multipliés, témoignant de l’attachement profond des clients à cette boutique. Certains évoquent leurs souvenirs d’enfance, d’autres parlent de leurs premières créations réalisées grâce aux conseils de l’équipe. Beaucoup décrivent leurs visites comme une “parenthèse”, un moment hors du temps dans le tumulte du centre-ville. Ce lien fort avec la clientèle montre à quel point La Droguerie dépassait le simple statut de magasin pour devenir un véritable lieu de vie.
Avec cette fermeture, c’est aussi une certaine idée du commerce de proximité qui disparaît peu à peu. Ces boutiques indépendantes, avec leur identité forte et leur relation humaine, se font de plus en plus rares, malheureusement !
