À La Grande Motte, on réinvente la bronzette pour respecter la distanciation sociale

Une chose est sûre, le Covid-19 n'a pas fini de bouleverser nos vies – et nos habitudes. A la Grande Motte, on mise sur une stratégie presque surréaliste pour permettre aux locaux et aux touristes de se dorer la pilule sur les plages cet été.

ODepuis le 11 mai, les plages rouvrent les unes après les autres sur les littoraux français. A une condition cependant : seules les activités dynamiques sont autorisées. Marche à pied, vélo, paddle, sont acceptées, tandis que les activités "statiques", comme le bronzage ou les pique-niques, sont interdites. Un choix cohérent lorsqu'on pense à la fréquentation de certaines plages l'été, au point qu'on puisse presque tous se donner la main sur la plage en une immense (et insupportablement bruyante) chaîne humaine.

Or, à la Grande Motte, on a décidé de ne pas se laisser abattre : bronzage il y aura, ou l'été ne sera pas !

Le bronzage au temps du Covid-19

Pour mettre en place cette stratégie très ambitieuse, la station balnéaire souhaite réserver pas moins de 2000 mètres carré de plage. Cet espace comportera des emplacements plus ou mois grands pour accueillir un nombre défini d'occupants : 9 mètres carré pour 2 personnes, 16 mètres carré pour 4 personnes, et 24 mètres carré pour 6 personnes. Chaque section sera délimitée par des cordages et des piquets en bois.

On vous rassure, on n'est pas sur le principe de plages privées horriblement chères : l'espace, qui pourra accueillir 250 personnes en tout, sera accessible gratuitement. Il suffira de réserver en ligne, pour une demi-journée, sur le site de l'office de tourisme de la Grande Motte.

Le projet doit encore être accepté par la préfecture, et surtout, prouver sa viabilité : « On y réfléchissait depuis un certain temps, j'ai soumis l'idée au préfet qui l'a trouvée intéressante et à tester, c'est donc une expérimentation qui fonctionnera ou pas, mais on aura testé » explique Stéphan Rossignol, le maire de la Grande Motte, au Midi Libre.

Une solution radicale mais nécessaire au bon respect de la distanciation sociale, et qui, si elle fonctionne, inspirera peut-être d'autres stations balnéraires un peu partout en France...

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