Perché sur une colline du Beaujolais, Montmelas-Saint-Sorlin possède ce charme immédiatement addictif des villages que l’on découvre “juste pour une balade”… avant de vouloir y rester tout le week-end. À seulement 45 minutes de Lyon, cette commune entourée de vignobles et de sentiers vallonnés offre un véritable bol d’air avec des paysages qui rappellent parfois les célèbres collines toscanes.

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Le village est né en 1808 de la fusion entre Montmelas et Saint-Sorlin-le-Puy. Deux communes réunies pour former aujourd’hui l’un des coins les plus paisibles et photogéniques du Beaujolais. Ici, le temps semble ralentir. Les promeneurs viennent autant pour les randonnées que pour l’atmosphère presque hors du temps qui flotte dans les ruelles et les chemins de campagne.
Un château médiéval spectaculaire qui domine toute la vallée
Impossible de parler de Montmelas-Saint-Sorlin sans évoquer son impressionnant château. Dressée au sommet du village, cette ancienne forteresse du Xe siècle semble tout droit sortie d’un film médiéval. Avec ses six tours crénelées, son donjon à mâchicoulis et sa silhouette polygonale restaurée au XIXe siècle par un contemporain de Viollet-le-Duc, le Château de Montmelas domine littéralement tout le paysage.

Le lieu possède aussi une histoire assez folle : il appartient à la même famille depuis 1566. Oui, pendant que certains perdent leurs AirPods au bout de trois semaines, d’autres conservent un château familial pendant près de cinq siècles. Autour de la bâtisse, les panoramas sont spectaculaires. Depuis les hauteurs, la vue s’étend sur la vallée du Rhône et peut même aller jusqu’au Mont-Blanc lorsque le ciel est dégagé.
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Entre patrimoine roman et balades au cœur des vignes
Montmelas-Saint-Sorlin ne se résume pas à son château. En flânant dans les environs, on tombe aussi sur la chapelle Saint-Bonnet, superbe édifice roman du XIIe siècle classé Monument Historique. Son clocher carré accueillait autrefois un télégraphe Chappe permettant les communications entre Quincié et Theizé à la fin du XVIIIe siècle.

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Mais le vrai luxe ici reste peut-être le silence, les sentiers bordés de vignes et cette sensation rare d’être complètement ailleurs alors que Lyon n’est qu’à quelques kilomètres. Une mini Toscane sans avion, sans passeport et avec du Beaujolais à la place du Chianti. Franchement, le deal est plutôt solide.
