Une indemnité revue à la baisse dès 2020
Dès son arrivée à la tête de la ville, Grégory Doucet avait choisi de réduire son salaire pour incarner une forme de sobriété politique. Là où son prédécesseur percevait jusqu’à 8 268 euros bruts mensuels, le maire écologiste a fait le choix de ramener son indemnité autour de 7 500 euros bruts par mois. Un geste symbolique, mais aussi politique, qui s’inscrit dans une tendance observée chez plusieurs élus écologistes en France, notamment à Strasbourg ou Poitiers.
Dans une ville comme Lyon, troisième commune de France, la rémunération du maire reste strictement encadrée par la loi. En théorie, un maire d’une grande ville peut percevoir jusqu’à environ 8 344 euros bruts mensuels, majoration incluse. Mais le conseil municipal conserve la main pour fixer une indemnité inférieure. Et ici, le message est clair : afficher une gestion plus mesurée des deniers publics.
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Des frais de représentation sous contrôle
Au-delà de son salaire, le maire dispose aussi d’une enveloppe dédiée à ses frais de représentation… qu’il utilise avec parcimonie. Fixée à 3 000 euros par an, cette enveloppe permet de couvrir certains événements officiels ou invitations. Pourtant, entre 2020 et 2025, seule une petite partie de cette somme a été réellement utilisée. Sur les 18 000 euros disponibles sur cette période, un peu plus de 4 000 euros ont été dépensés. Un chiffre qui contraste avec certaines pratiques plus généreuses observées ailleurs. Même en 2024, année la plus “dépensière”, la note reste maîtrisée avec un peu moins de 2 900 euros engagés.
Derrière ces chiffres, c’est toute une vision de la fonction qui se dessine : celle d’un mandat moins ostentatoire, mais toujours stratégique. Car si le salaire peut sembler confortable, il reste proportionnel aux responsabilités d’un maire d’une métropole comme Lyon. Entre gestion de crises, arbitrages politiques et décisions structurantes pour plus de 500 000 habitants, la fonction dépasse largement la question de la rémunération. Mais dans un contexte où la transparence est devenue un critère clé, afficher des choix financiers mesurés reste un signal fort.
Source : Le Parisien
