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Les projets phares de Grégory Doucet pour transformer Lyon lors de son nouveau mandat

undefined undefined 25 mars 2026 undefined 09h00

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Antoine Lebrun

Logement, santé, sécurité : le triptyque central

Le cœur du programme repose sur trois priorités pour améliorer le quotidien concret des Lyonnais. Côté logement, l’objectif est de poursuivre la rénovation du parc existant et faciliter l’accès à des logements abordables. Sur la santé, la promesse phare claque comme un slogan : une maison de santé dans chaque arrondissement, accompagnée d’une mutuelle municipale pour rendre les soins plus accessibles.

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Mais la vraie évolution se joue sur la sécurité. Grégory Doucet muscle son jeu avec plus de policiers municipaux (objectif 400), la création d’une brigade anti-incivilités composée de 50 agents et le déploiement d’unités mobiles sur le terrain.

Une ville plus verte… jusqu’au bout des rues

L’écologie reste la signature du mandat, avec une ambition très visuelle : végétaliser massivement la ville. Le projet ? Tendre vers 100 % de rues végétalisées, créer de nouveaux parcs et continuer les aménagements type “rues aux enfants”.  Derrière cette stratégie, une volonté de transformer Lyon en ville respirable, moins minérale, plus agréable à vivre — bref, un upgrade urbain version green.

Autre pilier : une ville plus inclusive et solidaire. Parmi les mesures marquantes, on retrouve la gratuité des fournitures scolaires, mais aussi la création d’un “Espace égalité” dédié à la lutte contre les discriminations. À cela s’ajoute le développement de services publics locaux : cantines de quartier, équipements culturels, rénovation d’infrastructures comme la Part-Dieu.

Part-Dieu : un “vaisseau culturel” version XXL

Le projet le plus spectaculaire, c’est la transformation de la bibliothèque de la Part-Dieu en référence européenne. Grégory Doucet veut carrément en faire “la bibliothèque la plus créative d’Europe”, avec un budget de 140 millions d’euros. Concrètement, on parle d’un lieu totalement repensé avec plus de 4 000 m² supplémentaires, des studios d’enregistrement ouverts au public, des espaces gaming et création numérique, un parcours d’éducation aux médias et à l’IA et des horaires élargis (soirées et week-ends).

L’idée n’est plus juste de lire, mais de créer, expérimenter, produire. Une bibliothèque qui flirte avec le concept de “tiers-lieu culturel”, entre médiathèque, studio et labo créatif.

Les musées à prix libre tous les mercredis

Autre mesure qui fait parler : le tarif libre dans les musées municipaux tous les mercredis. Pas de gratuité totale, mais chacun paie ce qu’il veut. Une logique presque “Netflix IRL” appliquée à la culture avec des objectifs divers : lever les freins économiques, attirer un public plus large et inciter les Lyonnais à revenir régulièrement. Un pari audacieux, mais cohérent avec la volonté de désacraliser l’accès à la culture.

Le maire de Lyon ne fait pas dans le gadget, il structure un écosystème culturel complet. Il propose également la création de 3 nouvelles bibliothèques (Confluence, Guillotière et Lyon 8e), la réouverture et transformation du musée Guimet, le développement d’événements gratuits dans l’espace public et la multiplication des résidences d’artistes et lieux de création. 

Grégory Doucet assume donc un programme “robuste”, qui mise sur la continuité de ses politiques écologiques tout en corrigeant ses angles morts, notamment sur la sécurité.