Voici pourquoi il ne faut pas commander de burrata au resto

Il ne faut pas abuser des bonnes choses (enfin il paraît...).

Cette expression, qui peut s'appliquer à une journée de travail au Bonbon (vraiment on s'amuse comme des fous, c'est incroyable), s'applique aussi à la burrata. Un chef italien nommé Tommaso Milelli s'est penché sur la question pour le magazine Slate

Gneugneugneu mais c'est bon la burrata... Alors, d'abord, non, c'est EXCELLENT. Mais on ne parle pas là de son goût, tant que de sa fréquence de consommation. Avouez : quand vous allez au restau et que vous voyez plein de plats archi originaux sur la carte, cette bonne vieille burrata vous rassure et vous êtes immédiatement tentés d'en commander. 

Figurez-vous que c'est le but. Enfin... Disons que c'est le but de ceux qui ne connaissent pas le marché, mais qui ont analysé leur clientèle. En fait, la burrata est au client ce qu'un doudou est au bébé. Si on a la flemme de découvrir une nouvelle cuisine, c'est l'option safe : notre zone de confort. Soit. 

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Sauf que notre chef italien a remarqué quelque chose. 

Il a établi un ratio burrata. Les soirs où les clients commandaient en grande majorité de la burrata, les meilleurs plats et les bons vins étaient laissés sur le banc. À l'inverse, lorsque personne ne commandait ce fromage crémeux, les plus grandes bouteilles de qualité et les véritables œuvres culinaires osées étaient de sortie. 

De plus les clients étaient plus intéressants : ils posaient des questions, voulaient comprendre ce qu'ils avaient mangé... Bref, ils s'intéressaient à la cuisine. La vraie.

C'est pour ça que si vous commandez de la burrata au restaurant, il y a de grandes chances que vous soyez un mauvais client. Enfin formulons-le plutôt comme ça : vous êtes un client un peu chiant. Mais soyons honnêtes, on le sait (en plus vu tous les instas de burrata insérés vous devez sûrement avoir envie d'en manger LÀ TOUT DE SUITE MAINTENANT.

Finalement, c'est comme quand on commande un burger-frites dans une bonne brasserie... Parfois, on veut juste faire plaisir à l'enfant de 5 ans qui réside en nous. Et il n'y a aucun mal à ça. Il faut juste savoir que lorsque on commande notre burrata fétiche, les grands chefs nous jugent. Woops. 

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