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Immobilier : les prix baissent dans 7 arrondissements de Lyon, la Presqu'île en chute libre

undefined undefined 6 juillet 2026 undefined 19h00

Antoine Lebrun

Après plusieurs années de flambée, les prix de l'immobilier à Lyon poursuivent leur baisse. Sur les six derniers mois, sept arrondissements enregistrent un recul, conséquence d'un marché ralenti par des taux d'intérêt toujours élevés et des acheteurs plus prudents. Les candidats à l'achat disposent d'un pouvoir d'emprunt plus limité, tandis que les vendeurs doivent désormais revoir leurs prétentions pour conclure une transaction.

Cette correction touche principalement les quartiers les plus valorisés, où les prix avaient atteint des sommets ces dernières années. À l'inverse, certains secteurs plus accessibles résistent mieux grâce à une demande toujours présente.

La Presqu'île et le centre-ville enregistrent les plus fortes baisses

C'est le 2e arrondissement qui subit le plus important recul du marché lyonnais. Avec une baisse de 3,6 % sur six mois, les prix s'établissent désormais autour de 5 168 €/m². Malgré son attractivité, la Presqu'île paie aujourd'hui plusieurs années de hausse continue qui ont fini par éloigner une partie des acquéreurs.

Le 1er arrondissement suit la même tendance avec un recul de 1,9 %, atteignant 4 910 €/m². Les petites surfaces, longtemps prisées par les investisseurs, séduisent moins dans un contexte où les rendements locatifs peinent à compenser le niveau des prix. Le 5e arrondissement perd quant à lui 1,4 %, tandis que la Croix-Rousse (4e arrondissement) enregistre une baisse de 1,1 %. Deux secteurs toujours très recherchés mais où les délais de vente s'allongent et où le marché retrouve progressivement un nouvel équilibre.

Les quartiers les plus accessibles limitent la casse

Les arrondissements plus abordables montrent une meilleure résistance. Le 9e arrondissement, où les prix restent les plus faibles de Lyon avec 3 710 €/m², ne recule que de 0,5 %. Les acheteurs continuent d'y trouver des opportunités, même si les négociations sont désormais un peu plus fréquentes.

Même constat dans le 7e arrondissement, qui affiche une légère baisse de 0,4 %. Entre Gerland, Jean-Macé et la Guillotière, la forte présence d'étudiants, de jeunes actifs et d'investisseurs permet au marché de conserver une certaine dynamique. Le 3e arrondissement, porté par l'attractivité de Part-Dieu, limite encore davantage la baisse avec seulement -0,3 %. Sa desserte en transports, son activité économique et son offre de services continuent de soutenir la demande.

Le 6e et le 8e font figure d'exception

Deux arrondissements échappent pourtant à la tendance générale. Le 6e arrondissement affiche une progression de 2,8 %, confirmant son statut de secteur le plus prestigieux et le plus recherché de Lyon. Malgré des prix déjà très élevés, la rareté des biens disponibles entretient une forte pression sur le marché.

Le 8e arrondissement enregistre lui aussi une légère hausse de 0,3 %. Plus accessible que d'autres secteurs lyonnais, il attire toujours des acquéreurs à la recherche de surfaces plus grandes pour un budget plus raisonnable. Au final, cette photographie du marché immobilier lyonnais montre une ville à deux vitesses. Si la tendance générale est clairement à la baisse, certains quartiers continuent de tirer leur épingle du jeu grâce à leur attractivité ou à leur positionnement tarifaire. 


Source : PAP