Il aura suffi d'une simple vidéo dans un restaurant lyonnais pour que les réseaux sociaux se déchaînent (encore). Ces derniers jours, Virginie Grossat a vu son espace de commentaires se transformer en véritable déferlante de messages grossophobes. Sous une publication tournée dans un nouvel établissement asiatique de Lyon, des centaines d'internautes se sont attaqués à son physique, multipliant les moqueries sur son poids et les insinuations déplacées sur son alimentation.
On peut y lire des commentaires tels que "Elle a mangé les commentaires", "Bonjour il reste des sushis ?" ou encore "'Ça vient à peine d’ouvrir'
Ça vient de fermer aussi du coup". Dans la vidéo suivante, sur un autre restaurant asiatique à Paris cette fois, les mots même vont encore plus loin. Une situation loin d'être isolée pour la créatrice de contenu, qui dénonce depuis plusieurs années les discriminations dont sont victimes les personnes en surpoids, aussi bien dans la vie quotidienne que sur internet.
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Une créatrice lyonnaise devenue une référence du body positive
Originaire de Lyon, Virginie Grossat s'est imposée comme l'une des principales figures françaises du mouvement body positive. Avec plus de 780 000 abonnés sur TikTok et près de 90 000 sur Instagram, elle partage au quotidien ses looks, ses bonnes adresses gourmandes entre Lyon et Paris et son regard sur une société encore largement marquée par les préjugés liés au poids.
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Habillée en tailles 54 à 58, elle collabore aujourd'hui avec plusieurs grandes marques internationales comme Fashion Nova Curve, Asos ou encore La Redoute, avec une conviction simple : le style n'a jamais eu de taille unique. Son expertise culinaire l'a également conduite à intervenir comme chroniqueuse food pour BFM Lyon, où elle met régulièrement en lumière les bonnes tables de la région.
Faire de la visibilité un acte militant
Au-delà de la mode, Virginie Grossat mène un véritable combat contre la grossophobie. Elle revendique d'ailleurs l'utilisation du mot « grosse », refusant qu'il soit employé uniquement comme une insulte. À sa communauté, elle préfère même s'adresser affectueusement en parlant de ses « dodues ».
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Ses contenus abordent régulièrement les discriminations auxquelles les personnes fortes peuvent être confrontées : difficultés dans les transports, manque d'inclusivité dans l'univers de la mode, regard des autres ou encore prise en charge parfois compliquée dans le milieu médical. En choisissant de montrer son quotidien sans filtre, elle entend normaliser des corps encore trop peu représentés sur les réseaux sociaux et rappeler que chacun devrait pouvoir vivre, s'habiller, voyager ou simplement aller au restaurant sans être jugé sur son apparence.
