Ce mercredi 18 mars, le Espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine a annoncé une nouvelle qui a bouleversé soigneurs et visiteurs : Pamela, doyenne des gorilles, est décédée à l’âge de 49 ans. Une longévité remarquable pour un gorille, mais surtout une vie hors du commun qui a profondément marqué le parc ligérien. Présente depuis des décennies, elle était devenue bien plus qu’un animal : un symbole, une mémoire vivante, presque une figure familiale pour tous ceux qui ont grandi avec elle.

Une histoire bouleversante, entre survie et renaissance
Son histoire commence dans des circonstances tragiques. Encore bébé, Pamela a vu sa famille décimée par le braconnage au Cameroun. Elle fait partie d’un petit groupe de gorilles sauvés in extremis par Pierre Thivillon et Éliane Thivillon, un couple de Français engagé dans la protection animale. En 1978, alors qu’aucun sanctuaire n’existe encore, ils décident de lui offrir une seconde chance en la ramenant dans la Loire. Un choix fondateur qui donnera naissance à ce qui deviendra l’un des parcs zoologiques les plus respectés de France.
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Au fil des années, Pamela construit une vie au sein du parc, notamment avec son compagnon Tam-tam. Ensemble, ils auront deux petits, Digit et Gincko. Mais l’histoire prend un tournant inattendu : rejetés par leur mère, les deux gorillons seront finalement élevés par les Thivillon eux-mêmes, renforçant encore ce lien unique entre humains et animaux. Une relation atypique, presque romanesque, qui illustre toute la complexité et la sensibilité de ces grands primates.
La fin d’une époque pour le parc
Dernière survivante des gorilles recueillis dans les années 70, Pamela emporte avec elle un héritage précieux. Ces derniers mois, l’état de santé de Pamela s’était dégradé, notamment en raison d’une dégénérescence des vertèbres. Sa disparition marque un tournant : elle était la dernière représentante d’une génération de gorilles sauvés du trafic dans les années 70. Dans un message chargé d’émotion, le Espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine évoque « une part précieuse de l’histoire du parc » qui s’en va avec elle.
