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Touristes, musées et hôtels : les chiffres catastrophiques de l'été 2026 à Lyon

undefined undefined 20 septembre 2026 undefined 18h00

Antoine Lebrun

Les chiffres dévoilés par ONLYLYON Tourisme et Congrès dressent un bilan estival plutôt maussade pour la capitale des Gaules. Dans le Vieux-Lyon, le compteur de passages piétons affiche ainsi une baisse de 7,9 % par rapport à l’été 2025. Les musées ont, eux, enregistré 4,2 % de fréquentation en moins, tandis que les attractions touristiques reculent de 8,3 %.

Difficile de faire comme si le thermomètre n’avait joué aucun rôle dans cette désertion. Entre juillet et août, le Rhône a connu 31 jours d’alerte canicule, contre seulement 12 l’année précédente. Un contexte peu engageant pour arpenter les traboules, visiter le Vieux-Lyon à pied ou grimper jusqu’à Fourvière en plein après-midi. Même les dispositifs destinés à attirer le public dans les lieux culturels climatisés, comme la gratuité des musées pendant les épisodes de chaleur, n’ont pas suffi à inverser la tendance.

Les hôtels ont limité la casse

Dans l’hôtellerie lyonnaise, la baisse reste plus contenue, mais elle s’est faite au prix d’efforts sur les tarifs. Le taux d’occupation est passé de 67 % à 65,5 % en un an, soit 1,5 point de moins. Une performance d’autant plus à relativiser que Lyon n’accueillait pas le Sirha en 2026, contrairement à 2025, année où le grand rendez-vous de la gastronomie avait fortement soutenu l’activité.

Et les fortes chaleurs ne peuvent pas, à elles seules, expliquer tous les voyants dans le rouge. Le tourisme lyonnais connaît déjà un ralentissement depuis 2023, auquel viennent s’ajouter cette année l’absence de certains grands événements et un contexte économique et international moins favorable.

L’automne comme nouvelle chance

Après un été compliqué, les professionnels du tourisme lyonnais comptent désormais sur les congrès, les courts séjours et les grands événements de fin d’année pour relancer la machine. La Fête des Lumières constitue notamment un signal encourageant : les réservations hôtelières enregistrées à ce stade dépasseraient celles de la même période en 2025.

Du côté de l’UMIH du Rhône, le constat appelle toutefois à ne pas tout mettre sur le dos de la météo. Son président Thierry Fontaine estime que la destination doit renforcer son attractivité et redonner envie de venir, séjourner et consommer à Lyon. Des échanges ont déjà commencé entre professionnels, Métropole et office de tourisme pour réfléchir aux moyens de relancer l’activité.