À 4h de Lyon, un concours de fellation organisé en Suisse créé la polémique

C’est une « drôle » de polémique qu’a traversé la Suisse et notamment la petite ville d’Oberentfelden, située dans le canton d’Argovie et composée de 7 000 habitants. Ce samedi 21 mai, un sauna-club (ou maison close) organisait un « championnat de pipe » visant à élire « Miss Fellation ». La grande classe !

Et non, on ne parle pas de quelque chose qui se fume… Organisé chaque mois de mai par un sauna-club nommé le « Sex-Park » (surtout réputé pour être une maison close, ce qui totalement légal chez nos voisins suisses), ce concours invitait les hommes à « tester en public les talents de fellation de huit grandes spécialistes » contre des frais d'inscription de 90 francs suisses (soit environ 87 euros) selon les informations détaillées par le site Démotivateur.

Un concours à l’issue duquel la gagnante a été élue « Miss Fellation ». Pour le bon goût et le respect de la femme, on repassera… Et forcément, de nombreux habitants du village se sont soulevés contre cette compétition, demandant à la mairie de l’interdire. Interrogé par le quotidien local Aargauer Zeitung, le maire d’Oberentfelden Markus Bircher s’est avoué totalement impuissant : « Tant que de telles manifestations ont lieu dans un espace privé, nous ne voyons ni les moyens ni les raisons d’entreprendre quelque chose contre elles ».

« Pas compatible avec la dignité humaine »

La présidente du Centre Femmes, une association engagée pour les femmes et leurs revendications, s’est elle aussi insurgée contre cet évènement qu’elle a qualifié de « honte », « scandale » et « d’humiliation publique des femmes ». Sa collègue Olivia Frei lui a emboîté le pas en dénonçant « une forme de prostitution qui n’est pas compatible avec la dignité humaine » dans les colonnes de l’édition locale de 20 minutes.

Malgré le tollé général, l’établissement du Sex-Park a pu organiser son rendez-vous tout en réagissant à la vindicte populaire par le biais de son co-propriétaire : « Nous n’admettons pas la critique selon laquelle nous serions sexistes ou misogynes, même pas en ce qui concerne le choix des mots sur notre affiche (…) De tels mots sont courants, même dans une cour d’école, chez des enfants de dix ans. Pratiquement tous les hommes ont déjà vu un porno sur le net ou sont allés dans un tel club (…) ».

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