La montée des eaux transforme les quais en décor aquatique et impose une vigilance maximale. Depuis plusieurs semaines, les précipitations s’enchaînent sans répit (ou presque) à Lyon, gonflant progressivement le lit de la Saône. Résultat : les quais sont désormais impraticables, les accès fermés et certaines zones totalement immergées. Les célèbres Terrasses de l’Île Barbe ont, elles aussi, les pieds dans l’eau. Un spectacle impressionnant, mais loin d’être anodin.
La crue bouleverse le quotidien des riverains et des promeneurs. Habituellement prisés pour le jogging, les balades du dimanche ou les apéros improvisés face au fleuve, les quais sont aujourd’hui hors service. Barrages, rubalises et panneaux d’alerte rappellent que la Saône n’est pas en mode carte postale, mais en version puissance maximale. Les autorités appellent à la prudence, notamment face aux glissements de terrain et aux risques de chute.
Des chiffres qui donnent le vertige
Le niveau et le débit confirment une situation hydrologique sous haute tension. En amont, à Couzon-au-Mont-d'Or, la Saône atteint désormais 5,70 mètres, contre 3,15 mètres une semaine plus tôt. Une hausse express. Côté débit, on frôle les 1 500 m³ par seconde. Autrement dit : une véritable autoroute d’eau qui traverse la métropole à toute vitesse, renforçant les risques sur les berges.
Conséquence directe de cette montée des eaux : la navette fluviale Navigône est suspendu au moins jusqu’au 23 février, selon les informations des TCL. Une décision logique face aux courants puissants et aux conditions de navigation devenues trop dangereuses. Pour les usagers réguliers, il faudra patienter encore un peu avant de retrouver le fleuve comme moyen de transport.
