La Région Auvergne-Rhône-Alpes a officialisé la poursuite du projet de liaison entre Crémieu et Lyon via Meyzieu. Adoptée en commission permanente le 2 avril, cette décision acte une nouvelle phase après plusieurs mois de concertation. L’objectif est clair : proposer une alternative efficace à la voiture pour désengorger l’Est lyonnais tout en facilitant les déplacements du quotidien.
Avec près de 18 000 visiteurs en ligne et plus de 1 100 participants aux rencontres, la concertation a confirmé un réel engouement. Habitants, associations et acteurs locaux ont largement contribué au débat, mettant en lumière un projet jugé nécessaire et attendu. Si le tracé et le choix du tramway font consensus, des questions subsistent sur la tarification, la fréquence ou encore l’intégration du projet dans le paysage local.
Un tramway direct et sans correspondance
Le projet prévoit une liaison directe sans correspondance entre Crémieu et Lyon, un vrai game changer pour les usagers. L’infrastructure s’appuiera en partie sur l’ancienne ligne CFEL entre Crémieu et Meyzieu, avant de rejoindre le réseau existant vers Lyon. À la clé : six nouvelles stations, pensées comme des pôles de vie connectés aux grands axes et aux autres modes de transport.

© Setec - Le tracé du futur tramway reliant Crémieu à Lyon.
Au-delà du tramway, le projet intègre aussi un itinéraire cyclable ouvert aux piétons, en grande partie parallèle à la ligne. Une approche multimodale qui vise à repenser les déplacements dans leur globalité, tout en répondant aux enjeux environnementaux et urbains. La Région prévoit également la création d’un site de maintenance et l’acquisition de nouvelles rames pour accompagner ce développement.
Prochaine étape : études et calendrier
Si le projet avance, plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir, notamment sur le calendrier et le financement. La Région entend désormais approfondir les études, mesurer les impacts et poursuivre la concertation avant l’enquête publique. Une chose est sûre : cette future liaison pourrait bien redessiner la carte des mobilités entre l’Isère et la métropole lyonnaise, et offrir une vraie alternative aux trajets en voiture souvent saturés.
