Une pétition contre la construction du téléphérique entre Lyon et Francheville

krugli

Aussitôt annoncé, le projet de transport par câble qui reliera Lyon à Francheville d’ici 2025 est déjà sous le feu des critiques. Une pétition vient même d’être lancée par des habitants.

D’ici 2025, relier Francheville à Gerland ne devrait pas prendre plus de 20 minutes. Comment ? Grâce à la construction d’un téléphérique urbain qui comptera entre sept et huit stations pour permettre d'améliorer l'offre de transports en commun dans l'ouest lyonnais en transportant 25.000 voyageurs chaque jour. Sauf que les riverains ne l’entendent pas de cette oreille. Car même s’ils apprécient le fait de pouvoir rallier le centre-ville plus rapidement, ces derniers s’inquiètent de voir débarquer pylônes, câbles et cabines au-dessus de leurs habitations.

Pour endiguer la bonne conduite du projet, ces habitants des communes de La Mulatière, Sainte-Foy-les-Lyon ou Francheville ont lancé une pétition qui a déjà recueilli près de 1 000 signatures selon les organisateurs. « Vous voyez, vous avez devant une grue de 25 mètres de haut. Et bien, au même endroit, il est prévu un pylône de 50 mètres », s’exaspère Alain Bazovet, coordinateur de la pétition, devant l'un des points de passage du futur téléphérique pour BFM Lyon.

Pollution visuelle, dévaluation immobilière et atteinte à la vie privée

« Le survol impact 140 bâtis et la covisibilité est estimée à 1300 maisons », précisent les auteurs de la pétition, qui craignent « un bouleversement paysager qui coupera les villes ». Pour ne rien arranger, ils soulignent aussi un impact néfaste sur l’environnement : « Les survols de zone très densément peuplées, de zones vertes protégées sont absolument impactants, poursuit Alain Bazovet. Sainte-Foy-les-Lyon et Francheville, c'est le balcon vert de la métropole. Et on veut survoler ça par des câbles à 50 mètres de haut ? »

Enfin, les opposants au projet craignent également la potentielle dévaluation des biens immobiliers situés sur le tracé du téléphérique, ou encore la possible atteinte à la vie privée avec des cabines qui survolent des espaces privés. On n’est pas prêt de finir d’en entendre parler…!

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