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La Métropole de Lyon annonce la suspension des travaux de ce grand projet de la mairie

undefined undefined 30 mars 2026 undefined 19h00

Antoine Lebrun

Dès son arrivée, Véronique Sarselli impose un premier tournant politique fort en mettant en pause un projet majeur d’aménagement lyonnais. À Lyon, la suspension des travaux préparatoires du projet « Rive droite » a été annoncée comme un véritable coup de tonnerre. Les opérations techniques prévues sur les quais du Rhône, notamment pour déplacer des infrastructures électriques stratégiques, sont à l’arrêt. Une décision immédiate qui envoie un signal clair : la nouvelle majorité métropolitaine compte revoir en profondeur les grands chantiers hérités de l’ère précédente.

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Ce projet ambitieux visait à transformer radicalement la Presqu’île en réduisant la place de la voiture et en reconnectant la ville à son fleuve. Porté par l’ancien président Bruno Bernard, « Rive droite » devait métamorphoser 2,5 km de quais en promenade végétalisée, avec pistes cyclables et espaces apaisés. En ligne de mire : faire disparaître une véritable autoroute urbaine traversée chaque jour par des dizaines de milliers de véhicules. Un chantier aussi spectaculaire que clivant, notamment pour les automobilistes et certains élus locaux.

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Une cohabitation politique (déjà) sous tension

La suspension du projet illustre déjà les frictions entre la Métropole passée à droite et la Ville restée écologiste. Dans ce nouveau paysage politique inédit, Grégory Doucet et Véronique Sarselli vont devoir composer. La présidente évoque la nécessité de « concertation » avec les maires, tout en pointant les impacts lourds sur la circulation. En creux, c’est toute la stratégie d’aménagement lyonnaise qui est remise sur la table, entre écologie urbaine et pragmatisme économique.

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Ce premier arbitrage pourrait bien donner le ton des années à venir dans la métropole lyonnaise. Derrière « Rive droite », c’est une vision de la ville qui s’affronte : mobilité douce contre fluidité automobile, transformation écologique contre contraintes du quotidien. Une chose est sûre, ce projet n’est pas enterré… mais clairement remis à quai. Et à Lyon, le feuilleton politique ne fait que commencer.